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Le blog d’un ingénieur freelance JAVA-JEE

Et voila ! Ca fait maintenant (déjà ! ) 2 ans que je suis passé indépendant !

Ca a commencé il y a 2 ans par un simple  “et si je le faisais…” qui s’est transformé en “allez je le fais!”, et aujourd’hui je souffle ma seconde bougie. Voici donc un petit retour sur ce second exercice :

Y’a du boulot !

J’ai vécu mon premier intercontrat en tant que freelance. Pour rappel l’intercontrat pour un freelance c’est le truc qui peut devenir vite stressant si ca dure trop longtemps car sans boulot il n’y a pas de rentrée d’argent. Fort heureusement pour moi tout s’est bien passé et les journées sont plutôt bien remplies en ce moment, pourvu que ca dure !

Et financièrement  ?

Très bien ! Le chiffre d’affaire de ma société est en légère augmentation par rapport à la première année. La méga crise annoncée n’a donc pas frappé à ma porte mais je peux vous assurer qu’en tant que gérant d’une société j’ai surveillé (et surveille encore) cela d’assez près !

Sachant que je suis plutôt fourmi que cigale, je contrôle assez bien mes dépenses sans pour autant me priver. Je ne ressens pas du tout d’instabilité financière par rapport à un salarié, au contraire j’ai l’impression de pouvoir envisager plus sereinement un certain nombre de projets personnels.

La gestion de société 

Toujours autant de papiers ! J’ai l’impression d’être abonné à un magazine édité par le trésor public, les appels de cotisations s’enchainent, bref tout un tas de trucs dont je ne suis toujours pas fan mais qu’il faut bien traiter ! Mais j’ai l’impression qu’une certaine routine est en train de s’installer à ce niveau, le courrier que je reçois vient d’organismes que je connais déjà donc pas de mauvaises surprises, et le fait d’avoir une comptable qui gère ca de façon très habile me soulage énormément. Ah aussi, je reçois moins de publicité et c’est tant mieux comme ca ;-)

Bilan global

Je suis plutôt satisfait de cette deuxième année qui, malgré un contexte économique compliqué, a été meilleure que ma première année. Financièrement je m’accroche bien mais il ne faut pas oublier qu’en tant que freelance ce sont mes connaissances qui importent le plus. Par conséquent je dois continuer à évoluer dans un environnement dans lequel j’apprends énormément afin de ne pas me sentir dépassé sur le marché.

Je crois que 50% des sociétés créées en France disparaissent avant leur cinquième année d’existence. J’en suis à peu près à la moitié du chemin, je me concentre désormais sur cette troisième année qui je l’espère sera meilleure que la deuxième !

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 Attention les oreilles, si vous souhaitez vous mettre à votre compte vous êtes dans l’obligation d’écouter ce podcast spécial freelances !  Dans cette émission Antonio Goncalves, Mathilde Lemee et Nicolas Martignole, tous les trois freelances, témoignent de leur expérience en tant qu’indépendants. Vous verrez qu’il s’agit de trois profils différents que je vous recommande vivement de découvrir. Et comme il y a beaucoup de choses à dire il y a deux parties : Partie 1 et Partie 2 

Je viens de terminer l’écoute, j’ai pris des notes au fur et à mesure que je partage avec vous en vrac (c’est du live blogging en différé ;-) ) . Si vous ne comprenez pas toutes mes remarques c’est normal, vous comprendrez beaucoup mieux après avoir écouté l’émission ;-)

Partie 1 :

. Nicolas parle de plaisir d’aller au tribunal de commerce : ca me rappelle quand j’y suis allé et ressortir avec le K-Bis de la boîte que je venais de créer était quelque chose de fort, un peu comme le début officiel de l’aventure en tant qu’indépendant. Bon ok la boite fraichement créée avait les caisses vides, mais bon quand même ca fait plaisir !

. un peu comme Mathilde, ma compta me prend peu de temps vu que c’est ma comptable adorée qui fait tout pour moi.

. Nicolas a très bien expliqué un des interets d’être en société : on ne se verse pas de salaire fixe, on pioche en fonction de nos besoins.

.  Antonio l’a bien souligné, il ne faut pas oublier le temps de prospection, réseautage, la communication (séminaires, blog, …) qui se rajoute en plus du boulot effectif ainsi qu’à la paperasse administrative

.  Beaucoup de SSII connaissent mal l’informatique alors que c’est censé être leur principale expertise.

. En tant que freelances nous avons la même responsabilité que nos collègues salariés vis à vis du client final, pour ce dernier les choses sont transparentes.

. Antonio a l’air d’avoir eu un parcours assez atypique. :-)

. En tant qu’indépendants on se sent plus vulnérables d’où la nécessité d’être très assidus dans son boulot et surtout on ne néglige pas son autoformation ! En tant que salarié j’avais effectivement l’impression de me laisser un peu plus porter.

. Etre indépendant ce n’est pas être totalement libre car on n’a pas de patrons. En fait on a pire, on a des clients ! ;-)

. Antonio est passé indépendant car il ne voulait pas être chef de projet. C’est à contre-courant de la carrière de salarié qu’on nous vend, c’est donc normal d’être passé indépendant. :-)

. Mathilde s’est lancée en freelance en pleine crise : ceux qui se posent la question de savoir si le marché est bon ou pas ne se posent peut-être pas la bonne question.

. Bémol intéressant d’Antonio, on parle ici de freelances parisiens. Etre freelance en province n’est peut être pas aussi aisé.

Partie 2 : 

. Ca parle argent, ca parle facturation, ca donne des chiffres !

.  Le retour au statut de salarié est difficile à envisager lorsqu’on a gouté à l’indépendance, surtout lorsqu’on vient de se lancer.

. Un peu comme Nicolas lorsque je me suis lancé je me suis dit que je ne risquais finalement pas grand chose, au pire si ca prend pas je me trouverai un contrat salarié.

. Ah cet éternel soucis du référencement dans les grosses boites …

. Retour intéressant d’Antonio sur son expérience en Angleterre où le marché des freelances semble être beaucoup mieux structuré.

. Etre indépendant c’est pas juste gagner de l’argent et c’est facile, c’est aussi beaucoup d’investissement personnel.

. Nicolas a dit : si toi qui écoutes ce podcast tu comptes te lancer en indépendant que pour l’argent alors oublie tout de suite! Je valide.

. La remarque de Nicolas sur la mutuelle et la retraite me fait penser qu’il faudrait peut être que je me penche sur la question…

. Le terme SSII a effectivement une connotation négative aujourd’hui, c’est assez dommage pour des sociétés qui se veulent novatrices.

Il y a quelques mois j’ai été amené à faire passer des entretiens d’embauche afin de compléter les équipes de développement de mon client. Voici quelques conseils vus depuis l’autre côté de la table :

Prenez connaissance de l’appel d’offre

Cela peut paraître évident mais il vaut mieux arriver en ayant en tête les besoins du client. Bon ok les appels d’offres sont parfois standards mais ils vous permettront au moins de connaître les grandes lignes du projet.

No stress

Le contexte de l’entretien est propice à la génération de stress mais cela ne doit être bloquant. D’un point de vue du recruteur la vision d’un candidat trop stressé n’est pas rassurante car elle peut laisser présager du pire lors des moments stressants d’un projet. Les recruteurs qui veulent absolument vous détruire dans un entretien n’existent pas (ou peu, j’en ai vu …), dans la très grande majorité des cas il s’agit juste de voir si vous correspondez à un besoin. Donc quand l’entretien commence, on respire un bon coup, on se détend, personne ne va tuer personne. ;-)

Vous avez le droit de ne pas savoir

Pendant l’entretien le recruteur vous posera des questions afin d’évaluer vos compétences. Si on vous pose une question à laquelle vous n’avez pas de réponse je vous conseille de ne pas chercher à vouloir répondre à tout prix. Si vous vous dites qu’il faut absolument que vous répondiez quelque chose vous allez soit répondre à côté de la plaque soit pousser le recruteur à creuser sur le sujet pour finalement … répondre à côté de la plaque. Vous avez le droit de ne pas savoir, si le cas se présente n’hésitez pas à le dire. Vous pouvez également demander la réponse au recruteur, c’est toujours bon d’apprendre de nouvelles choses.

Allez à l’essentiel

Que ce soit lorsque vous présentez vos expériences ou lorsque vous répondez aux questions du recruteur, allez directement à l’essentiel. Si le recruteur a besoin de précisions il n’hésitera pas à le faire. L’exercice est plus compliqué qu’il n’y parait car vous devez trouver le juste milieu afin d’installer un véritable échange pendant l’entretien.

Dessiner c’est gagner ! 

C’est difficile de résumer plusieurs années de boulot en quelques minutes. Plutôt que de vous perdre dans des explications peu claires n’hésitez pas à faire un schéma. Le recruteur ne connait pas les détails de vos projets précédents et il y a un risque de le perdre dans un jargon qu’il ne connait, parfois un bon schéma permet donc de gagner beaucoup de temps. Cela montre également que vous avez saisi les sujets sur lesquelles vous avez été amenés à travailler et que vous êtes capables de les synthétiser.

Gardez enfin à l’esprit que si vous n’êtes pas retenus pour un poste cela ne remet aucunement en cause vos compétences. Le recruteur à simplement estimé qu’une autre personne correspondait mieux à son besoin. Ne pas être retenu fait partie des règles du jeu donc si ca ne passe pas cette fois-ci ne baissez pas les bras, continuez à vous perfectionner jusqu’au jour où vous serez retenu pour un poste (au détriment d’autres ;-) )

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Ce matin, alors que je m’apprêtais à préparer la future livraison de mon client adoré*, je reçois un coup de fil d’une personne me demandant si je suis disponible pour leur développer une application en JAVA. Etonné de ne pas avoir à faire à une SSII je demande à la personne en question comment elle a eu mon contact et à ma grande surprise sa réponse était “Dans Google, en tapant “freelance java” ! ”

Après vérification il se trouve que ce blog est plutôt bien placé sur ces mots clés. Alors que j’envisageais ce blog comme un témoignage sur la vie de freelance je me dis qu’il serait peut être pas mal de l’utiliser comme vitrine commerciale et toucher des clients en direct, non ? ;-)

* Cela explique (en partie) le peu de mise à jour de ce blog, mea culpa amigos !

Ce n’est pas moi qui le dit mais notre confrère du touilleur express qui dans un billet nous parle de la société Xebia. Extrait :

 Xebia c’est une équipe de passionnés, qui proposent une bouffée d’oxygène sur Paris pour ceux qui en ont marre de bosser avec Machin-Technologies. Je m’adresse aux clients comme à ceux qui souhaitent changer de boîte.

C’est un discours sur une SSII qui est assez rare et mérite par conséquent d’être lu. La suite est à lire ici.

Pour ma part je ne connais Xebia que grâce à leur blog qui est très bien écrit et montre que cette société à l’air d’avoir une réelle expertise technique par rapport à d’autres SSII qui se contentent de placer des pions chez des clients.

Vous en connaissez d’autres de ce type ?

La nouvelle année est placée sous le signe du changement pour moi à commencer par un changement de mission suite à la fin de mon contrat chez mon premier client. Il s’agit d’une première pour moi car c’était mon premier intercontrat depuis que je travaille à mon compte.

En pleine crise financière je m’attendais à lutter un peu mais finalement tout s’est bien déroulé et je n’ai eu qu’un seul mois d’intercontrat.

Par rapport à la recherche de ma première mission j’ai modifié ma façon de prospecter. Alors que j’avais tendance à passer des entretiens à la chaine, j’ai cette fois-ci décidé de cibler mes recherches en demandant un maximum d’informations sur la mission et si je trouvais le poste intéressant j’acceptais un entretien (soit avec l’intermédiaire quand je ne le connaissais pas, soit avec le client final). En gros je n’utilisais mon temps et mon énergie que lorsque j’estimais que cela pouvait être utile.

Cette stratégie s’est révélée payante et j’ai vécu cette période de transition avec beaucoup de sérénité. La nouvelle est plutôt bonne car cela signifie que (si tout va bien) l’aventure continue en 2010 !

Et vous ? Comment gérez-vous vos périodes d’intercontrats ?

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