Je l’avais déjà évoqué dans un billet précédent, et aujourd’hui je viens de tomber sur un article évoquant la pénurie d’informaticiens au Québec :
Présentement, le métier d’ingénieur en informatique est classé au 8e rang des 10 professions dont les perspectives sont les plus favorables dans la région de Montréal, représentant l’une des meilleure carrière à choisir au cours des prochaines années.
Ça coûte combien déjà un billet d’avion pour le Canada ?
![]()
C’est une belle profession ingénieur en informatique,
les jobs n’ont pas besoin de grand chose.
Une carrière en informatique c’est pratique pour avoir un travail relaxant et qui demande pas beaucoup pour penser.
Par contre, le salaire est très bas. c’est très peu payé.
Il n’y a pas de pénurie d’informaticiens. J’ai 45 ans, un diplôme de Polytechnique (Montréal), et je suis sur l’assistance sociale depuis plus de deux ans. Les cours de perfectionnement ne sont pas la solution parce que la cause n’est pas là; même pour les boulots où j’ai des années d’expérience (C++ sous Windows et Unix, java, PHP, SQL) c’est la même histoire depuis que j’ai atteint 37 ou 38 ans. Que ce soit pour des emplois/contrats de programmeur, chargé de projet, team lead, analyste, analyste en QA, testeur, tu passe ta semaine à chercher des offres cachées, tu en trouve 30 ou 35 où on demande 3 ou 5 ans ou + avec les technologies que tu connais le plus mais tu te ramasse 2 entrevues par an tout au plus. A 30 ans mon CV marchait pourtant. J’ai également parti ma busines mais il faut plus qu’un logiciel pour faire de l’argent; il faut réussir à prendre rendez-vous avec les clients potentiels, et lorsque de la concurrence gratuite se pointe (genre Google Analytics) c’est fini.
Non franchement c’est de la frime; pratiquement 100% des employeurs n’embauchent pas si tu atteint 40, voir même 35 ans dans certains cas. Pour les emplois vraiment senior par contre (10 ans+) ils demandent souvent 20, 25 critères. Une compagnie qui s’est batie sur 15 ans n’utilise pas que 4 ou 5 langages, ca peut vouloir dire l’intégration graduelle de 5, 10, 15 technologies ou logiciels en plus. Comme il y a des milliers d’outils qui existent la probabilité que quelqu’un ait utilisé ensemble les 10 ou 15 technologies dans une autre compagnie est mince. Ils veulent un clone pour remplacer le type qui est parti pour fonder sa compagnie ailleurs, ou qui a trouvé un autre emploi, ou qui s’est fait mettre dehors. Souvent ils ne le trouveront jamais alors qu’un nombre croissant de ‘vieux’ se retrouvent au chomage chronique. A moins de falsifier son cv pour obtenir un emploi de laveur de vaiselle mais encore là ça ne marche pas toujours…
Ceux qui peuvent s’accrocher à un client durable qu’ils connaissent depuis longtemps et se lancer en business pour des services conseil sont chanceux. Ceux qui se retrouvent soudainement au chômage à 40 ans après la fermeture de la compagnie où ils travaillaient sont souvent mieux de changer de métier, mais certainement pas pour devenir ingénieur ou comptable parce que pour ces métiers là aussi il y a du filtrage à partir de 40 ans.
Jean-Francois Beaulieu> merci pour ce témoignage très instructif. Effectivement l’age dans l’informatique est à tort un critère discriminant et je ne suis pas certain que les mentalités soient amenées à changer tout de suite.
Les charlatans sont toujours démasqués… Les charlatans dans ce cas-ci sont ceux qui ont prédit des pénuries de main d’oeuvre au Québec alors que plus de 50% des jeunes de moins de 30 ans sont soit sans emploi ou en situation de sous-emploi (p.ex. travaillent comme analyste junior après 5-10 ans d’ancienneté). Pendant ce temps, les imbéciles de l’immigration tentent d’attirer plus de compétition pour le peu de postes qui existent. Des charlatans ces prédicateurs de mes deux. Il me semble qu’avec la crise, nous allons avoir besoin de tout ces immigrés prêt à travailler au salaire minimum pour voler les jobs des diplômés universitaire d’ici. Ils ont eu tort en 2000, ils ont encore tort en 2009. Des cons ces statisticiens, tous des cons. Ne soyez pas cons vous les Français et restez chez vous.
Les immigrés ne l’ont pas toujours facile non plus. La dernière fois que j’ai parlé avec un ‘cas’ du genre, c’était un biologiste algérien (qui avait une maitrise) et qui s’appretait à retourner chez lui après 7 ans ici. Il avait laissé tombé un emploi bien payé là-bas à cause d’un fonctionnaire québécois qui lui avait tout décrit en rose. Après des emplois au salaire minimum (Wall Mart, usine) et l’assistance sociale le gars était écoeuré et ne songeait plus qu’à rentrer là-bas. En parallèle on verra fréquemment que le gouvernement va soupoudrer des fonds pour aider les entreprises en technologies qui font face à la ‘pénurie’ de main d’oeuvre. Une arnaque. Si les entreprises devaient assumaient une bonne partie des couts de formation (plutot que les contribuables ou les pigeons qui empruntent) on verrait moins souvent celles-ci crier à la pénurie.
Bonjour,
Aujourd’hui, cela fait plus de 6 mois que je cherche un emploi dans l’informatique sur Montreal.
J’étais chef de projet dans une SSII sur Paris, et j’y suis arrivé avec un bac francais + 2 aprés plusieurs années.
Aujourd’hui, mon experience ici n’est pas reconnu meme pour des postes d’analyste ou de programmeur (pas assez récent).
Je me tourne vers des jobs alimentaires, et meme là, c’est difficile : pas d’experience en saisie de données (dur pour un informaticien), pas d’experience suffisante en soutien administratif…attendez là…
Je ne suis pas encore écoeuré, mais ca commence bien.
hé ! c’est pa bien d’insulter les arrivistes au canada
car l’informatique a toujours besoin des informaticiens je pense…!
se sont que des informaticiens, intellectuel déçu dans leurs patrie mais ils ne sont pas des charllatans.