La période de recherche de mission est vraiment très éprouvante car on rencontre beaucoup de personnes, certaines très intéressantes et d’autres franchement moins. Voici un petit florilège des entretiens de ces derniers jours :
- Les mails automatiques
Les sites de recherche d’emploi proposent une option qui permet au candidat de publier anonymement son CV. Le problème pour certains recruteurs est que leurs applications pour contacter automatiquement les candidats ne sont pas toujours au point. J’ai donc eu la surprise de recevoir de temps en temps des mails du type :
Bonjour [Prenom] [Nom],
Nous sommes une société blabla blabla
Vous pensez que ça vaut le coup que je les prévienne que application est buggée ? A moins que ce soit la chargée de recrutement qui soit fatiguée …
- J’ai vu votre CV sur … je sais plus
Mon CV a été publié sur plusieurs sites et il semblerait que certains s’emmêlent les pinceaux. En effet, je ne compte plus le nombre de mails où on me dit qu’on me contacte via monster alors qu’en fait la personne en question me contacte via lesjeudis.com (ou inversement). Et oui, c’est des choses qui arrivent !
- You speak english ?
Extrait d’un entretien où je n’avais pas précisé les langues que je parle :
Lui : Vous n’avez pas précisé votre niveau en anglais, nous recherchons des personnes bilingues et c’est un critère très strict de sélection.
Moi : Si vous voulez nous pouvons poursuivre l’entretien en anglais afin que vous vous fassiez une idée de mon niveau.
Lui : euh … non c’est bon, je ne parle pas anglais il faudrait voir ça avec mon collègue
Effectivement, l’anglais à l’air très important …
- Notre spécificité c’est de faire comme les autres
Il y a énormément de SSII en Ile de France et il devient de moins en moins évident de se démarquer face à la concurrence. Certains essayent quand même mais des fois ça bloque un peu. Extrait :
Lui : Contrairement aux autres SSII nous sommes spécialisés à 100% dans la finance de marché afin de maîtriser totalement nos compétences, c’est cette spécificité qui fait notre réputation.
Moi : Mes trois derniers entretiens étaient avec des sociétés spécialisées dans la finance de marché aussi …
Lui : Oui … c’est ce qu’elles disent mais nous c’est vraiment le cas !
J’en doute pas, les autres aussi disaient que c’était vraiment leur cas …
Je passe également sur les discours du style : “nous ne sommes pas une SSII mais une société de consultants en informatique…”
- Et sinon java, tu connais ?
Quand une personne dont la technique n’est pas le métier veut vous parler technique :
Elle : avez-vous déjà travaillé côté serveur ?
Moi : c’est vague, vous pouvez préciser ?
Elle : vous ne voyez pas ? vous ne maîtrisez pas votre sujet ?
Moi : votre question n’est pas précise, vous voulez savoir si j’ai déjà configuré un serveur, si j’ai développé une application client/serveur, si … ?
Elle : euh … je vous laisserai voir ça avec notre architecte technique, j’ai eu une formation RH et la technique je ne connais pas trop.
Mais pourquoi poser la question dans ce cas là, pourquoi …
- On gère ta carrière, on t’envoie les tickets restos et les places de ciné, et on repasse ton linge !
L’avantage quand on est freelance est qu’on peut parler directement de missions, tarifs, etc sans rentrer dans le discours habituel de gestion de carrière qu’on peut avoir avec un salarié. Pourtant certaines sociétés font encore passer le freelance par la case “chargée de recrutement” qui récite son texte. On m’a donc maintes fois promis des tickets restos, une participation, etc … Pourquoi pas, tant que je suis payé !
- Le marché va changer
La plupart du temps quand une société fait appel à un freelance c’est pour qu’il soit immédiatement disponible. Lorsque j’ai commencé mes démarches j’annonçais une disponibilité sous 1 mois, ce à quoi on m’a un jour répondu : “vous savez dans un mois tout peut se passer, le marché peut tomber, la bulle éclater, il vaut mieux prendre une décision maintenant …”
Et la fin du monde c’est pour quand ?
C’est tout pour ce soir, et la prochaine fois ce sera pire !

[…] Le bêtisier des entretiens Les péripéties d’un freelance en informatique. Ca me rappelle un entretien pour une société de services où le chargé de recrutement a parcouru mon cv en 15 secondes pour finalement me proposer une mission qui ne correspondait pas à mon profil. Comme le dit très bien l’auteur : il récitait son texte… […]
C’est tellement vrai !
Une anecdote vécue :
A une certaine époque, plus difficile qu’aujourd’hui, ou il fallait faire des candidatures manuscrites ( sur du VRAI papier si si ) j’ai envoyé une troisième candidature pour une nouvelle offre de la SSII ( Michael P… ) en mettant simplement dans mon courrier qui accompagnait le CV : Jamais 2 sans 3 ! ( j’en avais vraiment marre ).
J’ai eu un entretien mais je ne me souvenais plus du tout du courrier et j’ai été assez surpris quand mon interlocuteur a lu ma lettre à haute voix manifestement pour la première fois !
Nous en avons plaisanté ensemble et malgré tout l’entretien c’est plutôt bien passé !
Domi> je suis bien content de n’avoir pas connu l’époque des candidatures manuscrites !
C’est typique des consultats, grandes études, diplômes en communication, question quiontrienavoir, et puis au final ils savent même pas partitionner un disque
Furious> Je dois dire que je n’ai pas vraiment été complet sur ce bêtisier car je n’ai pas parlé de mes ratés que je me suis empressé d’oublier d’ailleurs.
je me rappelle d’un entretien pour une ssii où la drh s’appellait “negrier” ..ce fut dur de garder son sérieux durant l’entretien..
Ha ha ha …
ca me rappel les SSII dans le marche tunisiens :)))
slim> A croire que beaucoup de SSII se ressemblent
Lol, merci pour cet article qui reflete bien toutes ces ssii et autres …
Ah! allez moi aussi j’en ai une.
Je cherche du travail, la société TOTO (appelons la comme ça) me fait une proposition. Je décline parce qu’on me propose mieux ailleurs.
Sauf que pour des raisons diverses, 1 mois plus tard je me reviens vers TOTO.
Et là, -10% sur la proposition d’il y a 1 mois à peine! La RH “bah oui, ça change vite dans l’informatique, c’est la crise, on peut plus vous proposer autant qu’avant”
Facile de critiquer les chargés du recrutement. Il faudrait peut être se remettre dans le contexte où ces salariés sont débordés et doivent en plus de leurs compétences en RH, assimiler de la technique. Et oui en formation RH on est pas en école d’ingénieur.
Et vous si on vous parle de droit social?