FreelanceInformatique.com

Le blog d’un ingénieur freelance JAVA-JEE

En tant qu’ingénieur freelance j’ai souscrit à une assurance responsabilité professionnelle me couvrant pendant mon activité. Etant donné que je travaille chez mon client, que j’utilise son matériel et que j’ai accès à son système d’information, cela me paraissait beaucoup plus prudent de m’assurer car on n’est jamais à l’abri d’un accident (physique, matériel ou logiciel).

Après pas mal de coups de fils passés à divers organismes, c’est vers la MAAF que je me suis tourné et qui me propose de me couvrir en cas de dommages corporels, matériels ou immatériels causés aux tiers (dans la mesure de maxima prédéfinis).

Montant de l’opération : environ 223€ par année.

Lors de la signature du contrat, la MAAF m’a affirmé qu’il me fallait souscrire à une assurance complémentaire qui constituera alors ma réelle protection professionnelle. Pour cela je devais remplir un questionnaire de quatre pages qui serait alors envoyé à un organisme anglais chargé de déterminer le montant de l’assurance … bref pas très clair tout ça, je verrai ça plus tard.

PS : j’ai reçu il y a quelques jours un courrier de la part de la MAAF contenant un autre contrat accompagné d’un post-it avec marqué dessus “exemplaire à nous retourner signé merci”. Dans un premier temps j’ai pensé que cela avait un rapport avec mon assurance responsabilité professionnelle mais en y regardant de plus près il s’agissait d’un contrat pour une assurance dite de loi Madelin que je n’ai jamais demandé. Moralité : toujours prendre un peu de temps pour lire sa pile de courrier !

PPS : il va tout de même falloir que je me penche sur la question des assurances loi Madelin, affaire à suivre …

Avec l’arrivée du beau temps on se dit qu’on serait parfois mieux autour d’un barbecue avec des amis que seul face à son ordinateur en train de taper des lignes de code. Alors afin de stimuler ma motivation (cf. cet excellent article de David Marchesson) j’utilise la technique classique de l’isolement par la musique.

Le problème est qu’il y a musique et musique. Certains morceaux respirent un peu trop l’été et donnent envie de sortir alors je privilégie les morceaux un peu plus calmes. Mais pas n’importe lesquels, les morceaux sans paroles sinon j’ai tendance à imaginer les plans que je ferai si on me demandait de réaliser le clip du morceau (c’est bizarre je sais*). Récemment je suis tombé sur le morceau Sone otro mundo de Manu Chao et c’est exactement ce genre de morceau qu’il me faut pour bosser, un rythme ni trop rapide ni trop lent, pas de paroles, une musique agréable, bref le morceau pour m’accompagner dans mon boulot. Je suis donc à la recherche de morceaux de ce genre, si vous en avez à me conseiller je suis preneur !

Et vous, quels sont les morceaux qui tournent dans votre lecteur pendant que vous bossez ?

* Mon dernier clip tourné mentalement est celui de l’excellent “After Elle” de Soklak : tard la nuit, un mec est en train de se noyer sa rupture amoureuse au comptoir d’un bar paumé des Etats Unis quand un clodo s’assoit à coté de lui et lui récite ce texte. Je vise un MTV Video Music Award mental pour ça.

Musique pour travailler

OhMyMode : espace de social shopping dédié à la mode

Depuis déjà quelques mois je participe avec d’autres camarades au développement d’un projet assez ambitieux nommé Oh My Mode, un espace de social shopping dédié à l’univers de la mode. L’objectif de ce site est de modifier l’expérience des utilisateurs lors de leurs achats en ligne, et croyez moi c’est un boulot monstre mais qui en vaut vraiment la peine ! Sur Oh My Mode vous pourrez :

Partager votre opinion en matiere de mode avec le reste de la communauté. Trouver le style vestimentaire qui vous convient. Experimenter et créer de nouvelles tendances.

Intéressant n’est-ce pas ?

Comme dans toute histoire de création de projet on a déjà connu nos petites victoires qui contribuent à booster notre motivation, ça va de notre participation au concours de stratups organisé par Pierre Chappaz (remporté par Hellotipi et Ebuzzing) à l’incubation de notre projet par Telecom Paris; bien entendu on espère que d’autres belles surprises nous attendent !

En tant que freelance je trouve plusieurs intérêts à bosser sur Oh My Mode :

  • j’aime l’idée de construire un projet de bout en bout (même si on est encore plus proche du début que de la fin ! )
  • ce projet contribue m’aider à me former sur différents sujets liés à ma spécialité ce qui est primordial pour mon activité d’ingénieur indépendant
  • je peux m’intéresser à des sujets autres que JAVA : trouver un graphiste, suivre les évolutions du marché, analyser le business model, etc

Je ne vais pas me risquer à annoncer une date de sortie, ça sortira quand ça sera prêt, mais pour avoir vu pu tester une partie de notre IHM je peux vous assurer que ça déchire (bon ok, faut pas trop être regardant sur les bugs et je suis surement pas très objectif ;-) ) !

Il reste encore beaucoup à faire et on s’accroche mais une chose est sure cette expérience est vraiment très enrichissante !

Depuis que je me suis mis à mon compte je vois les entrepreneurs d’un œil différent. J’aime bien notamment m’intéresser aux différents blogs parlant d’un projet, de sa création, de son évolution, car par le biais de ce témoignage j’ai l’impression de vivre ce projet de l’intérieur.

Parmi les projets que j’aime bien suivre, il y a un projet qui n’a rien à voir avec l’informatique. Il s’agit du blog “Aznavour, Dreyf et moi“, qui raconte l’histoire de la préparation d’un album de rap (je l’avais dit que ça n’avait pas de rapport avec l’informatique!). Le concept : un rappeur (Dreyf), un beatmaker (Catharsis, l’auteur du blog) pour un album “qui s’inspirera de la musique de Charles Aznavour”, rien que ça ! Comme le dit l’auteur :

cet album est bien sûr un hommage (sérieusement, comment peut-on ne pas aimer Aznavour ?) mais notre volonté, c’est de s’inspirer de sa musique pour en ressortir quelque chose qui nous ressemble. Et, entre nous, j’crois qu’on est en train d’y arriver

Le blog a atteint récemment les 100 posts durant lesquels Catharsis nous expose ses objectifs, son bilan, ses doutes, ses victoires et accessoirement son amour pour Amel Bent (ce billet vaut vraiment la peine d’être lu !) !

Alors pourquoi j’aime ce blog alors qu’il n’a rien à voir avec le monde de la prestation informatique ? Tout simplement parce que j’aime bien la façon dont l’auteur parle de ce projet, on sent qu’il prend cela vraiment à cœur et donc on finit par espérer qu’il réussisse à sortir ce disque pour pouvoir être témoin de cette grande étape.

Mais outre ce côté affectif je trouve le projet ambitieux car il a tout pour être un projet raté en s’attaquant à un monument de la chanson française, je suis donc bien curieux de voir ce que ça va donner. Et un mec qui peut parler aussi bien de Francis Cabrel que de Timbaland sur un même blog ne peut pas être mauvais. Enfin, je pense que mon petit blues du businessman fait que ce projet m’intéresse un peu plus ;-)

Bref, jetez une oreille aux extraits, et si le rap ou la chanson française ne sont vraiment pas votre came lisez au moins le témoignage de cet entrepreneur sur la création de ce projet.

Aznavour Dreyf et moi

Des remarques récurrentes me sont faites depuis que je suis passé développeur freelance et je constate qu’il y a un certain nombre d’idées reçues qui rôdent autour de mon nouveau statuts. Voici mon avis sur certains points :

  • Le freelance n’a pas de comptes à rendre : être indépendant c’est être son propre patron, on peut alors penser qu’on est totalement libre de faire ce qu’on veut. Même si ce n’est pas totalement faux, j’ai tendance à dire que j’ai pire qu’un patron : j’ai un client ! Cela impose donc une plus grande rigueur, car on ne gère pas ses relations avec un client de la même manière qu’avec son patron !
  • Le freelance est riche : quand on annonce qu’on a créé sa boite beaucoup ont tendance à croire que l’argent coule à flot. Effectivement un indépendant peut être amené à gagner plus d’argent qu’en étant salarié mais seulement s’il arrive à travailler tout le temps ! Donc même si on augmente ses revenus mensuels rien ne garantit que ces revenus seront constants jusqu’à la fin de nos jours.
  • Le freelance sait tout : un indépendant n’a pas pour vocation à être une encyclopédie vivante surtout dans le monde des nouvelles technologies qui bouge énormément. L’objectif n’est pas de tout savoir mais de pouvoir s’adapter le plus rapidement possible et rappelons le : il n’y a aucune honte à ne pas savoir quelque chose, même pour un freelance !
  • Le freelance est solitaire : l’indépendant travaille à son compte et comme il est seul il ne sait pas travailler en équipe ? C’est faux !  Le profil du freelance est loin du cliché de l’informaticien autiste qui bosse dans son coin. Pour ma part j’ai intégré une équipe de développement en régie chez mon client et je préfère largement travailler en équipe que seul.
  • Le freelance est instable : c’est une remarque que j’ai pu entendre lorsque je passais mes entretiens, certains considèrent qu’il est trop risqué de travailler avec des indépendants car il suffirait qu’ils reçoivent une proposition de mission avec un meilleur tarif pour qu’ils les laisse tomber. Je ne dis pas que ce genre de pratique n’existe pas mais pour ma part, même si je continue à être sollicité par d’autres sociétés, je trouve qu’il est important par principe d’aller jusqu’au bout de la mission que m’a confié mon client actuel.

Quand on est entrepreneur (freelance ou pas) on peut facilement se retrouver à travailler énormément et des fois même sans s’en rendre compte ! Période de rush, problème qui persiste, on finit parfois par s’enfermer dans une bulle qui fait que dans des situations de stress on n’arrive pas à prendre du recule.

Combien de fois je me suis retrouvé la tête dans le guidon pour essayer de résoudre ce satané bug qui à décidé de pourrir ma journée. Et comme je ne vais pas me laisser faire je persiste à vouloir corriger cette saloperie anomalie mais il est résistant ce bug, alors je commence à m’énerver, et comme je m’énerve je deviens moins efficace.

Donc, pour sortir de cette bulle j’ai mon petit défouloir à moi où l’espace de quelques heures j’oublie mes soucis d’entrepreneurs et je dois dire que ça me fait beaucoup de bien de me dépenser ! Je peux alors reprendre mon boulot de manière plus sereine et détendue.

Le seul hic c’est que je dois parfois me faire violence pour aller m’entraîner (et oui, c’est dur de décrocher!) mais à chaque fois que j’y suis allé je ne l’ai pas regretté !

Et vous c’est quoi votre petit défouloir pour être plus efficace ?

Faire une pause