Des remarques récurrentes me sont faites depuis que je suis passé développeur freelance et je constate qu’il y a un certain nombre d’idées reçues qui rôdent autour de mon nouveau statuts. Voici mon avis sur certains points :
- Le freelance n’a pas de comptes à rendre : être indépendant c’est être son propre patron, on peut alors penser qu’on est totalement libre de faire ce qu’on veut. Même si ce n’est pas totalement faux, j’ai tendance à dire que j’ai pire qu’un patron : j’ai un client ! Cela impose donc une plus grande rigueur, car on ne gère pas ses relations avec un client de la même manière qu’avec son patron !
- Le freelance est riche : quand on annonce qu’on a créé sa boite beaucoup ont tendance à croire que l’argent coule à flot. Effectivement un indépendant peut être amené à gagner plus d’argent qu’en étant salarié mais seulement s’il arrive à travailler tout le temps ! Donc même si on augmente ses revenus mensuels rien ne garantit que ces revenus seront constants jusqu’à la fin de nos jours.
- Le freelance sait tout : un indépendant n’a pas pour vocation à être une encyclopédie vivante surtout dans le monde des nouvelles technologies qui bouge énormément. L’objectif n’est pas de tout savoir mais de pouvoir s’adapter le plus rapidement possible et rappelons le : il n’y a aucune honte à ne pas savoir quelque chose, même pour un freelance !
- Le freelance est solitaire : l’indépendant travaille à son compte et comme il est seul il ne sait pas travailler en équipe ? C’est faux ! Le profil du freelance est loin du cliché de l’informaticien autiste qui bosse dans son coin. Pour ma part j’ai intégré une équipe de développement en régie chez mon client et je préfère largement travailler en équipe que seul.
- Le freelance est instable : c’est une remarque que j’ai pu entendre lorsque je passais mes entretiens, certains considèrent qu’il est trop risqué de travailler avec des indépendants car il suffirait qu’ils reçoivent une proposition de mission avec un meilleur tarif pour qu’ils les laisse tomber. Je ne dis pas que ce genre de pratique n’existe pas mais pour ma part, même si je continue à être sollicité par d’autres sociétés, je trouve qu’il est important par principe d’aller jusqu’au bout de la mission que m’a confié mon client actuel.