On entend beaucoup de choses concernant les SSII, et pas toujours de bonnes choses. Toute personne ayant déjà travaillé dans le monde de la prestation informatique a déjà entendu ou vécu une mauvaise expérience avec une SSII : le commercial qui cherche à imposer une mission au développeur, les perspectives de carrières inexistantes et l’impression de ne pas faire partie d’une même entité. Difficile de la jouer corporate quand on passe la plupart du temps chez le client et qu’on voit son commercial un quart d’heure une fois par mois pour récupérer sa ficher de paye et ses tickets resto.

Et quand le commercial ne passe pas tous les mois, il reste toujours l’entretien annuel où généralement le consultant négocie son augmentation face à cette même personne qui ne l’a presque pas vu, rien d’idéal !

Le nombre de consultants insatisfaits de leur SSII et de leur relation avec leur commercial est très fréquent, et cela ne touche pas seulement les salariés, les consultants indépendants sont aussi impactés par les mauvaises SSII : contractualisation de la mission en retard, retard de paiement de factures, mensonge sur la tarification, il semblerait que certaines boîtes n’aient pas comme priorité d’établir une relation de confiance avec les personnes avec qui elles travaillent.

Et c’est justement toutes ces pratiques malhonnêtes à répétition qui finissent par détruire la confiance qu’on peut avoir envers une SSII. J’ai récemment entendu un freelance se plaindre de son intermediaire qui l’a payé avec 5 mois de retard ! Si un jour cette même société me solicite pour une mission je me rappelerai que je risque de devoir me battre pour mon dû, autant de galères que je souhaiterai éviter et qui feront que je n’irai pas bosser avec ce genre de boîtes ni les recommander à d’autres.

C’est impressionnant ce que peuvent être amenées à faire certaines SSII quand il s’agit de grapiller quelques euros (surêment dû au marché très concurrentiel du secteur), mais il me semble évident qu’en étant malhonnête avec les personnes qui vous ramènent de l’argent (salariés ou independants) certaines SSII perdront la confiance qu’on leur porte et mourront d’elles-mêmes.

Le modèle actuel des SSII a réussi à créer deux camps (les consultants contre les commerciaux) qui s’affrontent alors qu’ils devraient collaborer. Les mauvaises SSII contribuent à cultiver cette division au sein même de leur structure et généralement ce sont les même noms qu’on retrouve lorsqu’un freelance raconte une mauvaise expérience. Combien de temps ces boîtes aux méthodes limites pourront-elles tenir ?

PS : je ne dis pas que les mauvais consultants n’existent pas, mais je n’ai pas pu avoir le point de vu de commerciaux.