Difficile de passer à côté de la crise et des interrogations concernant ses conséquences sur le marché de l’emploi. On a connu la semaine dernière un CAC40 qui a chuté a n’en plus finir, les journaux ne parlent que de cela et forcement les sites IT ne dérogent pas à la règle.
Petite selection d’articles à ce sujet :
- les SSII françaises touchées par la crise : l’avis de Laurent Bervas, un ancien directeur de SSII qui travaille désormais dans l’immobilier au Maroc (tiens je me demande s’ils embauchent des indépendants au Maroc), en reprenant différents points liés au fonctionnement des sociétés de services.
- 2009 sera très très dure : on s’en doutait, les secousses de la crise se ressentiront sur jusqu’en 2009. Amadou Ngom, PDG de Des Systèmes et des Hommes, s’attend à passer une année 2009 mouvementée. Et pour nous les freelances ?
- Tough times. Tough decisions : des décisions pas faciles à prendre en temps de crise, Seesmic se voit contraint de reduire ses effectifs à cause des turbulences à venir. D’une manière générale les startups devront s’accrocher pour séduire les investisseurs, si vous misez tout votre business model sur la pub vous aurez surement du mal à trouver le grand amour, ne s’appelle pas facebook qui veut
- survie et maximisation des profits : et oui, avant on chantait la belle vie dans le monde merveilleux de l’internet, maintenant on parle de survie. L’hiver approche, serez-vous tous debout au printemps prochain ?
J’ai l’impression qu’en période de crise on a tendance à vite interpreter les évenements : un projet qui s’arrête ? C’est à cause de la crise. Un ingénieur en intercontrat? C’est la crise. Un licenciement ? C’est la crise. Le tout est de ne pas sombrer dans la parano, je pense que les conséquences de cette crise ne se sont pas encore faite ressentir à notre niveau, on vera d’ici quelques semaines.
Sinon vous sentez le vent tourner vous ?
PS : dans tout ça on a presque oublié qu’il a fait super beau ce week-end !

Merci pour le lien (qui me fait découvrir ton blog).
Si la crise n’est pas encore visible dans la rue, elle est visible dans les carnets de commande. Les patrons de SSII qui ont connu d’autres crises (comme le patron de “des système et des hommes”) ont aucun mal pour anticiper ce qui va se passer. Comme je l’ai dit cela va être très violent.
Pour avoir géré une SSII comme tu le rappelles, les dirigeants vont passer d’un discours “on est une super équipe soudé de winner” à “ben désolé mon coco mais il faut que tu partes, c’est la crise”.
Il y a dans la gestion d’une SSII française beaucoup d’hypocrisie : pour garder les consultant on leur promet quelque chose que l’on ne peut tenir (c’est pour cela que j’ai changé de business).
Au Maroc ? Pourquoi pas y’a du boulot. C’est moins bien payé qu’en France mais c’est le moyen de se faire une expérience à l’étranger.
Mon conseil est de se “bouger”. Il faudra dans les prochaines années oublier la protection du CDI (même les banques ne prêtent plus avec la présentation d’un CDI) et avoir comme salarié un esprit de petit entrepreneur.
Je pense que les informaticiens ont une carte à jouer dans les prochaines années : pas ou peu de business qui aura besoin d’une bonne informatique. Le patron d’une petite entreprise devra maitriser parfaitement l’informatique (c’est d’ailleurs pour cela que j’ai pu me reconvertir dans l’immobilier que je ne connaissais pas).
Autre chose : l’informatique est un langage universel : on peut donc exercer son métier pratiquement partout dans le monde.
Laurent> bienvenue sur ce blog
Je m’en doutais et tes propos me le confirment : on peut difficilement faire confiance au management dans une SSII. Sans sombrer dans le “tous pourris”, l’hypocrisie semble de mise parmi bcp de SSII.
Ce qui m’étonne avec ces périodes de crises c’est la brutalité avec laquelle on peut passer d’une période de “pénurie d’ingénieurs” à des licenciement en masse.
Comme tu le dis si bien, dans un contexte ou on est dépendant d’une hiérarchie trop opaque avec ses salariés, il vaut mieux se bouger et développer l’esprit d’entrepreneuriat.
L’indépendance est une alternative vers laquelle se tournent de plus en plus de déçus des SSII. Et l’avantage de l’informatique est qu’on peut se permettre de travailler dans divers environnements fonctionnels et culturels.
En tout cas chapeau pour t’être lancé au Maroc, le passage de l’informatique à l’immobilier ne semblait pas si évident que ça !
Une SSII, sauf rares exceptions, n’a pas de valeur ajoutée, son fonds de commerce est ses “consultants” ( ou plutôt prestataires ) qu’elle “loue” aux grand Comptes.
La plupart des SSII n’existent que pour faire de l’intérim déguisé ( de luxe diront certains ) avec un CDI de pacotille ( tout le monde connaît la combine des clauses de mobilité qu’on utilise pour licencier pour pas cher ).
Il y a le big boss qui, grâce au copinage, référence sa boîte auprès des grands comptes, la stagiaire “RH” qui fait le premier tri des CV et le rappel des candidats et la “vraie” RH de préférence blonde à forte poitrine pour attirer les petit boutonneux qui viennent de sortir d’école…et un commercial qui saura d’un coup de clavier magique transformer le stage de 3 mois en mission de 1 an et les 2 mois de C# en expert C#…
Tout ça pour dire : dès que les clients ferment le robinet, les SSII trinquent.
Plusieurs de petites SSII ont déjà fermé mais ne vous inquiétez pas pour leurs patrons, ils ont déjà assuré leurs arrières, pour le commercial ce sera la reconversion en vendeur de pompes à chaleur et tout ce qui est écologique ( à ce qui paraît ça marche bien ces temps-ci), sinon pour les consultants il reste les ASSEDIC.