Bilan de 4 années (ou presque) d’indépendance

Il y a 1 an je décidais d’arrêter de travailler. J’ai littéralement tout quitté : ma mission, mon appartement, mon pays. Un sac à dos, un billet d’avion et pas d’itinéraire précis en tête.

Sur les routes du bout du monde les trajets sont souvent longs ce qui laisse le temps de faire le bilan des années passées. En 4 ans j’ai appris énormément. J’ai connu les investissements réussis, mais aussi ceux qui se sont soldé par un échec. Je confirme que pour pouvoir pleinement apprécier le gout sucré de la réussite il faut avoir connu le gout amer de l’échec.

En 4 ans j’ai lu des choses passionnantes, ici et  par exemple, rencontré des personnes exemplaires mais aussi d’autres dont je me demande comment ils peuvent vivre la conscience tranquille. L’expérience m’a confirmé que seules les premières méritent qu’on leur prête attention. Une chose est sure : cette décision de me mettre à mon compte il y a 4 ans a changé ma vie.

Et il y a eu cette fameuse année passée où il a fallu prendre le risque de renoncer à tout. Renoncer à une mission très bien payée, une situation confortable, une prison dorée pour finalement se soucier de rien, même pas du temps. Je suis rentré depuis quelques jours, maintenant il faut tout reconstruire.

En reprenant mes recherches de mission une chose m’a sauté aux yeux : le monde de la prestation informatique doit changer. Et il changera, j’en suis convaincu, je travaillerais pour ça. Ca vous dit ?

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4 Commentaires

  • 22 mai 2012 - 11:49 | Permalien

    Intéressant la phrase de fermeture. Mais changer comment ?
    Pour ma part, oui je suis convaincu que l’activité intellectuelle que représente le développement doit être revalorisé. Ca peut passer par le fait de rejoindre des gros groupes ou la technique est mise en valeur, rejoindre des startups pour bosser sur de l’innovation, faire du projet open source, être freelance, ou se lancer dans une entreprise coopérative.

    Mais qu’il reste des personnes donc le boulot n’est pas l’intérêt premier est inévitable. D’ailleurs ca ne me choque pas.

    a+

  • 22 mai 2012 - 12:37 | Permalien

    Salut Hugo !
    Le premier changement doit venir revoyant le modèle économique proposé par les sociétés de service qui n’a pas changé depuis qu’elles existent.

    Le modèle aujourd’hui se base sur un accord entre 3 parties : le salarié, la SSII et le client final. Malheureusement il y a trop de valeurs négatives portées dans ce milieu ce qui a pour conséquence de dévaloriser un métier pourtant passionnant.

    Comme tu l’as dit ce sont des métiers qui doivent être revalorisés, il faut rétablir le lien de confiance rompu depuis trop longtemps.

    Comment le faire ? L’émergence de sociétés de services comme Xebia, Zenika, Ippon ou encore ce que vous avez commencé chez Lateral-Thoughts est un bon exemple. Je pense vraiment qu’il est possible de fédérer une communauté autour d’une SSII.

    Quel est le modèle ideal ? J’y réfléchis, en étant persuadé que ce qu’on nous présente comme étant une forteresse imprenable (les fameux référencements grands comptes, entre autres) n’est finalement qu’un chateau de carte sinon il n’y aurait pas autant de sociétés à si faible valeur ajoutée sur le marché.

    Tout cela mérite d’être repensé.

  • 23 mai 2012 - 9:25 | Permalien

    Comment as tu fais avec ta société pendant ton année de pause ? Tu l’as fermé ou tu as continuer à payer tes charges ?

  • 23 mai 2012 - 9:29 | Permalien

    Je l’ai gardée active. C’était une erreur, si c’était à refaire je ferai une mise en sommeil.

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