Archives de la catégorie: La vie de freelance

La vie de freelance

Un freelance, plusieurs vies

J’ai dernièrement lu des articles ici et sur les revenus de freelances qui ont provoqué quelques réactions (positives et négatives) et qui, forcément, m’ont amené à me demander si je me reconnaissais dans ces propos.

Cela fait désormais plus de 6 ans que je me suis lancé dans cette aventure d’indépendance donc je peux donner modestement mon point de vue. Comment ça se passe en vérité ? Plus de 6000 euros par mois ? Une centaine de jours de boulot dans l’année seulement ? Dans mon cas, c’est tout ça à la fois (mais malheureusement pas en même temps).

En analysant mon parcours (ça fait un peu ancien combattant de dire ça non ? ) je me rends compte que je n’ai pas vécu ma vie de freelance de façon uniforme. J’ai eu des phases où j’ai enchaîné les journées de boulot (et donc de facturation, de thune, d’oseille, d’argent). Puis ma phase où me suis accordé une année à voyager autour du monde. J’ai aussi connu des périodes où j’ai préféré des missions courtes et le reste du temps à essayer de monter une startup…

Et l’argent dans tout ça ? Je suis incapable de donner un nombre réaliste. Quand je suis en mission je gagne beaucoup d’argent en effet (les 6000€ par mois me semblent réalistes). Peut-on alors parler de réussite ? Et quand je suis parti autour du monde avec mon sac à dos je n’ai pas gagné un seul sou. Est-ce un échec ? De même lorsqu’on se lance dans la création d’une startup car dans ce cas là le risque est maximal et l’argent n’est que rarement au rendez-vous. Compte tenu du mode de vie que j’ai choisi, donner un chiffre sur mes revenus ne serait donc pas réaliste si on résonne en terme de carrière.

En fait il faudrait qu’en fin de carrière, lorsque j’aurai décidé de raccrocher mon clavier, je lisse mes revenus sur l’ensemble des années travaillées et là seulement je pourrai vous dire si j’ai gagné plus en freelance qu’en salarié. Mais bon on n’en est pas encore là ;-)

Donc en réalité je ne suis pas un freelance, j’en suis plusieurs, de façons différentes et à des époques différentes. Une chose et sûre, c’est le fait d’avoir choisi de passer indépendant qui me permet d’avoir ce mode de vie aujourd’hui. Car oui, être freelance c’est certes une histoire d’argent mais c’est aussi un mode de vie.

PS : lancez-vous, ça vaut le coup !

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Création d'entreprise La vie de freelance

#DevoxxFR – NoSSII – Réaction à chaud

Disclaimer : article écrit en one-shot sous l’effet de fatigue, probablement beaucoup de fautes et d’idées qui s’entremêlent. La flemme de me relire. pardon d’avance.

La journée de Devoxx France d’aujourd’hui s’est terminé pour ma part avec le BOF consacré aux NoSSII (Not Only SSII). Cette présentation m’intéressait particulièrement car cela est dans la lignée de ma réflexion entamée il y a peu (à lire ici). Lors de cette présentation, trois sociétés ont présenté la façon dont elles ont monté leur structure répondant à la philosophie NoSSII.  

NoSSII = Not Only SSII

D’abord un mot rapide sur le terme Not Only SSII, souvent abrégé en NoSSII. C’est ce dernier que les gens retiennent généralement et laisse penser que ces sociétés se placent en opposition aux SSII classiques que tout presta connait. Or il s’agit bien ici de Not Only SSII, ce sont donc des SSII … mais pas que ! L’ambiguité du terme est en tout cas, selon moi, une bonne chose car il intrigue. Est-ce une rupture totale ou simple bande de potes trouvant trop cool de bosser ensemble ? Une n-ième société se proclamant différente des autres SSII ? Cela éveil la curiosité et ça attire les gens. Tant mieux !

Revenons à la présentation à Devoxx France 2013. Trois sociétés, toutes jeunes, ont été présentées par leurs représentants respectifs. Le point commun de ces sociétés : se regrouper autour de valeurs communes, unir ses forces pour essayer d’être plus fort. Le chiffre d’affaire de chacune de ces SSII est réalisé en très grande majorité par de la prestation (par des presta, pour des presta). En parallèle les équipes essayent de développer leurs propres solutions dans l’espoir peut-être de pouvoir en vivre un jour (le fameux “not only”). Globalement les présentation ont été assez breves et très vite noyées par les questions qui partaient dans tous les sens laissant trop peu de temps aux acteurs de présenter leur vision. Je pense que c’est le format BOF qui veut cela, il y avait beaucoup de questions, autant d’avis que de personnes présentes donc forcement cela était compliqué de garder une ligne directrice. Ce qu’il faut retenir (corrigez moi si c’est faux) c’est qu’il n’y a pas de label NoSSII, pas de règles à respecter, de certification etc … c’est plus un mode de pensée lié à l’organisation.

Ca peut marcher

L’idée générale de ces NoSSII est intéressante : unir ses forces, progresser ensemble afin de favoriser la création de valeur en interne. Quel est l’intérêt de faire cela quand on est déjà freelance ? Si je suis freelance, que je participe aux différents évènements crées par la communauté, je continue à progresser tout en échangeant sans avoir à partager mon indépendance avec d’autres.

Où se trouve alors le changement ? C’est à mon avis dans l’engagement, de façon positive. Lorsqu’on décide de s’unir dans un tel projet (formalisé de façon contractuelle), on s’engage à avoir l’implication nécéssaire pour faire progresser le groupe (le fameux team player). Ces efforts ne sont pas en vain car on sait que le reste du groupe procède de la même manière et, comme on partage un objectif commun et les mêmes valeurs on sait que nos efforts ne seront pas en vain. Changer le monde seul parait tâche impossible, mais lorsqu’on sait qu’on est soutenu concrètement par des gens compétents on a tout de suite moins peur d’essayer non ?

L’objectif est de favoriser les échanges, l’émergence de nouvelles idées, de nouveaux projets, de développer ses compétences dans un objectif de liberté (liberté économique, liberté d’organisation … ). Unir des personnes autour de valeurs universelles est un challenge et lorsque cela fonctionne

Mais ça peut aussi foirer !

Mais évidemment tout ceci peut se planter. Je dis évidemment car s’il y avait une recette magique pour que cela fonctionne ca fait longtemps qu’on le saurait. Ces sociétés sont soumises aux mêmes risques que les autres. Lors du BOF on leur demandait d’imaginer ce qui pouvait se passer dans l’avenir. Sauf que c’est la grande inconnue dans cette histoire. Est-ce que leur formule est la bonne ? Vont-ils perdre leurs valeurs si la société grandi ?

Je me rappelle d’une SSII il y a quelques années qui avait une animation flash de leur site web une rangée de consultants avec des numéros dans le dos et un slogan “ce que vous n’aimez pas chez nos concurrents nous le l’aimons pas non plus”. Sauf qu’aujourd’hui la boite a grossi et est tombée dans les travers qu’elle dénonçait jadis. Il doit y avoir beaucoup d’exemples de ce genre, et c’est surement cela qui fait que l’annonce de nouvelles organisations sont désormais prises avec des pincettes. L’avenir nous le dira.

La mauvaise entente entre les actionnaires, les difficultés économique, les valeurs qui changent avec le temps etc … tout cela peut arriver. Ca fait partie du jeu de l’entrepreneuriat. Et pour gagner il faut jouer.

Dans tous les cas, il y aura du changement

Ce dont je suis persuadé c’est qu’il y a réellement une nouvelle façon de vivre la prestation qui est en train de se mettre en place. Pendant plus de 10 ans des SSII se ressemblant toutes ont développé des méthodes plus que discutables vis à vis de leurs consultants (les fameux vendeurs de viande) générant de la rancoeur, de la frustration et un sentiment d’injustice. Ce modèle là ne peut pas tenir sur la durée, à partir d’un moment des alternatives plus justes finiront par émerger. Les NoSSII sont une alternative, mais quel sera le modèle le plus adapté ? On le saura bientôt. En attendant si vous doutez de l’utilité d’unir vos forces autour d’une même cause, regardez ces braves gens dans la photo ci-dessous, ca leur a plutôt bien réussi.

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La vie de freelance

Bilan de 5 années d’indépendance

 

P*tain 5 ans !

J’avais lu je ne sais plus où que près de la moitié des sociétés ferment avant leurs 5 ans. Je me rappelle que lorsque je m’étais lancé j’espérais faire partie de la bonne moitié. C’est désormais chose faite, je fais partie des survivants ! Ces 5 années sont passées à une vitesse folle, vivement les 5 prochaines !

Retour à la réalité

J’appréhendais un peu cette 5ème année. Après avoir fait un break d’un an je me demandais comment j’allais vivre ce retour dans un marché du travail plombé par la crise. Il faut dire que j’ai eu le droit à tous les commentaires pessimistes habituels (“attends toi à galérer”, “il n’y a plus de travail en France”, “va falloir justifier ce trou dans ton CV” … ) donc je m’attendais à rester pas mal de temps en intercontrat.

Et finalement pas tant que ça ! Deux mois après avoir recommencé mes recherches je commençais une nouvelle mission. Lors de mes recherches j’ai joué la carte de la transparence sur mon année de césure, j’en ai parlé ouvertement et à chaque fois cela a été très bien accueilli. Non, personne ne m’a reproché d’avoir un trou dans le CV ! Donc retrouver une mission après une longue pause c’est faisable, n’ayez crainte ! Et honnêtement, qui peut vous reprocher d’avoir profité un peu de la vie ?

“Mais qu’est-ce que je fais là ?”

Les premiers mois de mission se sont bien passé, les automatismes revenaient petit à petit, mais très vite les choses ont commencé à mal tourner. Une mission qui ne se passait pas comme prévue, un cadre dans lequel je me sentais à l’étroit à tel point que j’ai vite fini par me demander ce que je faisais là (passer de Copacabana à Paris ça fait quelque chose ;-) ). C’est une sensation assez complexe à décrire, ceux qui l’ont déjà vécu comprendront. Bref, tous les ingrédients réunis pour que la mission s’arrête, à oublier !

Et maintenant ? 

C’est donc un bilan en demi-teinte pour cette 5ème année. D’un côté j’ai réussi à atterrir de nouveau sur le marché du travail avec beaucoup moins de difficultés que je ne l’imaginais. De l’autre l’atterrissage ne s’est pas fait en douceur, et honnêtement je le redoutais un peu.

Maintenant que j’ai réussi à passer l’hiver (redécouvrir des températures aussi froides n’a pas été une partie de plaisir !) j’ai entamé une phase de reflexion/remise en question qui je l’espère me permettra de ne pas reproduire les erreurs du passé et faire en sorte que cette sixième année soit pleine de bonnes surprises !

Sur ce, joyeux anniversaire à moi-même et vivement la suite ! :-)

 

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La vie de freelance

A propos de motivation

Certains grecs anciens appellent cela “l’Ultime Cosmos“, sur d’autres planètes on parle plutôt d’atteindre le stade de “Super Saiyan“, ici on parlera plus simplement de dépassement de soi et de motivation.

Dépassement de soi ? Motivation ? Kézako ?

On en entend souvent parler de dépassement de soi lors des grands évènements sportifs. C’est ce sursaut d’orgueil qu’a le boxeur lorsqu’il retourne au milieu du ring alors que son corps lui dit de rester dans le coin et de jeter l’éponge, c’est l’ultime contre attaque, le panier de la dernière chance, les derniers mètres de la course. Bref, c’est tenter l’impossible … et parfois le réussir.

Pour atteindre un tel niveau de progression il faut considérer un élément primordial qui va de paire avec le dépassement de soi : la motivation. Très importante dans le monde du sport, cette notion est également déterminante pour la productivité des employés.

Mais en fait, qu’est-ce qui nous motive ?

L’autonomie

Oubliez le flicage permanent de vos troupes, cela ne ferait que les démotiver car ils auront l’impression de subir vos ordres. Il vaut mieux consacrer du temps à développer l’autonomie de chacun. Attention, autonomie ne veut pas dire “faîtes ce que vous voulez chacun dans votre coin” mais plutôt “gérez vous-même votre organisation et vos interactions dans un but commun de création et d’amélioration”. Savoir qu’on est en train de porter un projet, une équipe, une idée est extrêmement valorisant. En assurant votre équipe de votre confiance vous les verrez se responsabiliser et devenir un moteur dans votre équipe dont tout le monde bénéficiera.

La progression

Devenir meilleur de jour en jour grâce à l’environnement dans lequel on évolue, progresser. C’est ce qu’on recherche ! On souhaite une évolution positive dans notre vie. Commencer par un petit projet puis le faire évoluer à une plus grande échelle, augmenter le nombre de ses compétences techniques, développer de nouvelles compétences tel que le management, la prise de parole etc … Il faut que tout le monde soit dans une optique de progrès, participer au progrès des autres est avoir la certitude qu’en retour on vous aidera à progresser aussi.

Le sens

On est meilleur lorsqu’on bosse pour une cause à laquelle on croit. Quand cela vous prend aux tripes, quand vous sentez qu’il y a une énergie qui se créé et vous donne envie de vous battre pour faire avancer votre équipe. C’est une façon de donner un sens à votre vie professionnelle. “Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la votre” comme disait l’autre. Nous sommes nés pour être des moteurs de nos vies, pas des pions. Il est important de s’entourer de personnes ayant une réelle volonté d’améliorer le monde. Je ne parle pas de révolution l’arme au poing mais d’améliorer son environnement de travail, un projet en particulier, des méthodes, un process …

L’argent ?

Impossible de parler de la motivation professionnelle sans évoquer l’aspect financier. Est-ce qu’il suffit d’être bien payé pour être épanoui dans son travail ? La réponse est non … mais un peu oui tout de même. Travailler en ne focalisant que sur l’argent est une erreur. Cela détourne votre attention attention, comme conduire une voiture sans regarder la route … attention au crash ! Ce qu’il faut c’est focaliser sur le travail bien fait, la volonté de progresser, le sens qu’on donne à un projet. C’est cela qui fera que vous serez bien payé. Car oui, des gens sont prêt à mettre le prix pour une personne qui travaille bien, donc amis dirigeants n’oubliez pas de prendre cet aspect en compte également !

Pour des informations détaillées sur ce sujet je vous invite à lire le très bon livre Drive de Daniel Pink. En attendant, continuez à bosser dans des conditions qui vous permettront d’atteindre le niveau supérieur car le monde a besoin de vous.

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La vie de freelance

Repenser les SSII

Après avoir pris une bonne année de repos j’ai décidé de revenir à une vie normale et me remettre sur le marché du travail, toujours en tant qu’indépendant et toujours dans le monde merveilleux de l’informatique.

Après avoir réactivé mon CV en ligne et avoir contacté quelques SSII j’ai été frappé (ouch!) par la façon dont celles-ci fonctionnent et organisent leurs recrutements. Analysons ce qui, selon moi, ressemblerait à la SSII idéale.

Savoir fédérer une communauté

Prenez l’exemple d’Apple (ou de Google). Ces sociétés ont réussi à fédérer leurs utilisateurs autour de leurs produits ou services à tel point qu’aujourd’hui même leurs clients (qui n’ont à priori aucun intérêt à soutenir la société) sont prêts à se battre quand on critique leurs produits. C’est ce qu’on appelle le principe d’évangélisation cher à Guy Kawasaki, ces sociétés ont réussi à fédérer une communauté autour de leurs produits, services et valeurs.

Ceci n’existe pas chez la majorité des SSII. Demandez à un salarié de SSII ce qu’il pense de sa boite et il vous répondra “Mouais ca va, c’est une SSII quoi.” Traduction : c’est une SSII comme une autre, comme il en existe depuis 20 ans. On les connait tous, on sait comment elles fonctionnent, on sait quelles sont leurs valeurs.

Comment fédérer cette communauté ? 

Surement pas en se contentant d’organiser une week-end au ski entre consultants de la même boite ou en faisant une fois par mois un after dans un bar réputé de Paris. Encore moins en faisant l’élection du consultant du mois (oui je l’ai déjà vu, comme chez McDo oui).

Ce qu’il faut c’est aller là où sont les consultants, s’intéresser à ce qu’ils aiment et leur donner l’opportunité de changer le monde. Les conférences de développeurs, une réelle activité sur les réseaux sociaux (pas du simple spam de fausses annonces de recrutement) en interagissant avec la communauté, participer à la mise en place de nouveaux projets de développements sont autant de moyens de se rapprocher d’une communauté. En développement des moyens de rapprocher les gens entre eux ils finiront par se rapprocher de vous. La SSII doit être aussi bien au service de ses clients que de la communauté.

Cultiver le gout pour l’innovation

Les SSII recrutent des ingénieurs sans pour autant bénéficier de leur talent créatif. On rêve tous de changer le monde et on a la chance d’être dans une époque où l’informatique permet d’y arriver. Plutôt que de mettre en avant les talents qui occupent leurs rangs, les SSII préfèrent dépenser des milliers d’euros pour mettre en avant leur logo. Ne serait-il pas plus judicieux de donner aux talents l’envie d’innover, de progresser, se surpasser ?

Supprimer les commerciaux/ingénieurs d’affaires

Parce qu’ils coutent cher, beaucoup trop cher. Quant à leur status de “manager” d’ingénieurs cela reste discutable. Les ingénieurs sont en contact direct avec les besoins des clients, pourquoi ne pas les impliquer dans le développement commercial ?

Changer sa façon de recruter

Il faut oublier les site web de société où on affiche ses références, son status “de leader spécialisé dans la finance” ou les recrutement par mail copier/coller sur monster. Les ingénieurs ont l’impression de lire les même annonces faites par des SSII toutes clones les unes de autres. Il faut briser les codes pour se faire remarquer et non pas se formater à l’existant.

Les entretiens de recrutement doivent changer aussi. “En ce moment le marché est mauvais, on a un nombre incalculable d’intercontrats, nous sommes à l’aube d’un apocalypse financier mondial, vous devriez accepter de travailler avec nous. Ah le salaire est faible ? Acceptez le maintenant, dans un an on vous paiera mieux … si ca va mieux.”

On a vu mieux pour motiver ses troupes. Si avant même la signature du contrat on vous promet la fin du monde qu’est-ce que ca va être en cours de mission. Et si on rajoutait un peu de positivité dans tout ça ?

Jouer la carte de la transparence

Le  monde de la prestation intellectuelle est particulier : vous êtes salarié de la société A mais travaillez chez la société B qui paye votre employeur A pour votre prestation (le fameux TJM). Vous savez parfaitement ce qu’il se passe entre votre employeur A et vous (votre salaire) mais ce dernier se garde bien de vous dire votre TJM chez le client B. Aujourd’hui le TJM est utilisé comme arme de négociation lors de la négociation du salaire, si votre TJM est élevé et que votre salaire est faible alors votre SSII fera un max de bénéfice. Révéler ce TJM c’est prendre le risque de réduire sa marge et donc de gagner moins. Bref, bonjour l’ambiance.

Afficher clairement les données contractuelles est un moyen de gagner la confiance de son équipe. Y’a rien de pire que d’avoir la sensation d’être vendu à un client (on a tous entendu parler de marchands de viande). Il n’y a qu’en établissant un lien de confiance qu’une société pourra se développer.

Conclusion

L’application de ces différents points permettra de faciliter les recrutements en rendant la SSII attractive. SSII ? Attractive ? C’est possible ? Oui, mais il faut repenser ce modèle qui n’a pas changé depuis des années à tel point que le marché a donné naissance à des clones. Votre SSII sera reconnue pour la qualité de son travail, sa bonne ambiance de travail, les recrutements se feront sans avoir à investir dans un chargé de recrutement payé à appeler les CV trouvé sur Monster, des projets innovants seront mis en place etc … En fait le fonctionnement des SSII doit être simplifié, il faut repenser les SSII.

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La vie de freelance

Bilan de 4 années (ou presque) d’indépendance

Il y a 1 an je décidais d’arrêter de travailler. J’ai littéralement tout quitté : ma mission, mon appartement, mon pays. Un sac à dos, un billet d’avion et pas d’itinéraire précis en tête.

Sur les routes du bout du monde les trajets sont souvent longs ce qui laisse le temps de faire le bilan des années passées. En 4 ans j’ai appris énormément. J’ai connu les investissements réussis, mais aussi ceux qui se sont soldé par un échec. Je confirme que pour pouvoir pleinement apprécier le gout sucré de la réussite il faut avoir connu le gout amer de l’échec.

En 4 ans j’ai lu des choses passionnantes, ici et  par exemple, rencontré des personnes exemplaires mais aussi d’autres dont je me demande comment ils peuvent vivre la conscience tranquille. L’expérience m’a confirmé que seules les premières méritent qu’on leur prête attention. Une chose est sure : cette décision de me mettre à mon compte il y a 4 ans a changé ma vie.

Et il y a eu cette fameuse année passée où il a fallu prendre le risque de renoncer à tout. Renoncer à une mission très bien payée, une situation confortable, une prison dorée pour finalement se soucier de rien, même pas du temps. Je suis rentré depuis quelques jours, maintenant il faut tout reconstruire.

En reprenant mes recherches de mission une chose m’a sauté aux yeux : le monde de la prestation informatique doit changer. Et il changera, j’en suis convaincu, je travaillerais pour ça. Ca vous dit ?

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