FreelanceInformatique.com

Le blog d’un ingénieur freelance JAVA-JEE

En lisant les témoignages de freelances sur le site Biologeek j’ai décidé de me préter également à l’exercice en reprenant les même questions. Silence, moteur, action !

Quelles étaient vos motivations initiales ? Actuelles ?

Au départ salarié, j’étais dans une période où j’avais besoin de changement. Je voulais profiter du fait que j’allais changer de boulot pour casser cette dépendance que je pouvais avoir avec une hiérarchie et un schéma un peu trop classique à mon goût. Pour pimenter mon quotidien j’ai donc décidé de me prendre en main et donc de passer freelance.

Quelles étaient vos plus grandes craintes ?

Que ça ne prenne pas. Je me suis lancé sans avoir de connaissance dans la gestion d’entreprise et une impression d’avancer dans le flou. Dans ce cas là soit en renonce, soit on prend une grande inspiration et on se dit “allez on avance et on verra bien ! ”

Quels conseils clés donneriez-vous à quelqu’un souhaitant se lancer ?

Si l’envie de se lancer est vraiment là alors il faut le faire. Il vaut mieux se lancer maintenant que passer sa vie à se demander si on en est capable ! Et surtout il ne faut pas laisser les autres décider à votre place.

Une fois que la décision de se lancer est prise il faut y aller à fond !

Il ne faut pas hésiter à poser des questions et demander des conseils, on apprend beaucoup de l’expérience des autres.

Comment organisez-vous vos journées ? Comment gérez vous l’isolement ?

Je travaille en régie chez mon client donc je ne suis pas isolé du tout car je fais partie d’une équipe de développements.

Toute la semaine je suis donc chez mon client, le soir ou le week-end j’en profite pour m’occuper de la paperasse liée à ma société, faire de la veille ou bosser sur des projets persos.

Quelle solution juridique avez-vous choisi ? Pourquoi ?

EURL à l’IS.

J’hésitais entre une EI et une EURL mais compte tenu des perspectives de développement et d’après les conseils d’autres indépendants j’ai finalement opté pour une société.

Je suis également du genre à bien séparer ma vie professionnelle de ma vie personnelle, le choix d’une société me convient donc parfaitement : je vis ma vie et ma société vie la sienne ;-)

Quels sont vos objectifs/perspectives d’avenir ?

Continuer à faire vivre mon activité pour que cela dure le plus longtemps possible et essayer de développer mon activité. J’ai divers projets en cours, d’autres qui trottent dans ma tête, on croise les doigts pour que cela se concrétise !

Un dernier mot ?

Aucun regret pour le moment, c’est quelque chose qui mérite d’être vécue. Les craintes que j’avais au début se dissipent peu à peu et je sais qu’il y a encore beaucoup de choses qu’il me reste à voir (en espérant que ça ne soit que positif !).

Je reste cependant convaincu que la réussite d’une société se mesure dans la durée, donc même si les débuts son prometteurs il ne faut pas baisser sa garde !

Pourquoi certains prestataires informatiques ne se lancent-ils pas en freelance ?

La question mérite d’être posée car a priori un ingénieur, surtout s’il a de très bonnes compétences dans son domaine,  devrait très bien s’en tirer en tant qu’indépendant. Que ce soit en entretien technique et au cours de sa mission, ce genre de prestataire à toutes les clés en main pour effectuer un travail satisfaisant pour son client (et donc gagner sa confiance pour une éventuelle future mission).

Un bon ingénieur salarié fait-il un bon ingénieur indépendant ? Pas si sûr.

Tout d’abord il semble évident que tout le monde n’a pas forcement envie de monter sa propre activité et que si la vie de salarié convient parfaitement à une personne alors il est compréhensible qu’elle n’ait pas d’envie de changer.

Quand est-il alors des personnes qui vivent mal leur vie de prestataire salarié (pas de reconnaissance du travail, mauvaise relation avec la SSII, …)  ? N’est-il pas contradictoire de continuer à évoluer dans un système qui empêche tout épanouissement personnel/professionnel ?

Une solution (qui existe depuis des lustres) face à ce genre de situation est de changer d’employeur : on efface tout et on recommence et on jure qu’on ne refera pas les même erreurs. Jusqu’au jour où …

Une autre solution (qui se développe de plus en plus) est de se lancer en freelance. Mais quand on se lance en freelance on sait ce qu’on perd (congés, chomage, RTT, mutuelle, sacro-saint CDI que les banquiers aiment tant …) et on n’a aucune garantie contractuelle concernant ce qu’on va pouvoir gagner. Quel intérêt de prendre de tels risques ?

C’est un peu comme faire un saut en parachute pour la première fois :

  • il y a ceux qui imaginent le scénario catastrophe (le parachute ne s’ouvre pas, le crash à l’atterrissage) et qui finalement font machine arrière : mieux vaut prévenir que guérir, je prends pas de risques donc j’ai pas mal
  • il y a ceux qui une vision plus optimiste (des millions de personnes l’ont déjà fait sans égratignure, pourquoi pas moi) et qui se lancent, avec une petite trouille au ventre certes mais ils  se lancent : je prends le risque mais ça vaut peut être le coup.

Les deux réactions sont compréhensibles et il n’y a pas de solution meilleure que l’autre, tout dépend de l’état d’esprit de chacun et il faut se lancer quand on se sent prêt.

Alors être freelance (et entrepreneur en général) ce n’est pas seulement une question de compétences techniques, c’est aussi un état d’esprit, non ?

Après la création de mon entreprise j’ai commencé à recevoir beaucoup plus de courrier qu’avant. Lettres de la banque, publicités, assurance, bref un tas de courrier que finalement on prend l’habitude de recevoir. Pourtant il est un type de courrier qui me surprend encore et que j’ai tendance à ouvrir en priorité lorsque je le reçois. Il s’agit de lettres avec le logo suivant :

logo impots

Rien de grave, il s’agit de la déclaration trimestrielle de TVA (que je me suis empressé de transmettre à mon comptable ). Il va falloir que je m’y fasse ! ;-)

On entend beaucoup de choses concernant les SSII, et pas toujours de bonnes choses. Toute personne ayant déjà travaillé dans le monde de la prestation informatique a déjà entendu ou vécu une mauvaise expérience avec une SSII : le commercial qui cherche à imposer une mission au développeur, les perspectives de carrières inexistantes et l’impression de ne pas faire partie d’une même entité. Difficile de la jouer corporate quand on passe la plupart du temps chez le client et qu’on voit son commercial un quart d’heure une fois par mois pour récupérer sa ficher de paye et ses tickets resto.

Et quand le commercial ne passe pas tous les mois, il reste toujours l’entretien annuel où généralement le consultant négocie son augmentation face à cette même personne qui ne l’a presque pas vu, rien d’idéal !

Le nombre de consultants insatisfaits de leur SSII et de leur relation avec leur commercial est très fréquent, et cela ne touche pas seulement les salariés, les consultants indépendants sont aussi impactés par les mauvaises SSII : contractualisation de la mission en retard, retard de paiement de factures, mensonge sur la tarification, il semblerait que certaines boîtes n’aient pas comme priorité d’établir une relation de confiance avec les personnes avec qui elles travaillent.

Et c’est justement toutes ces pratiques malhonnêtes à répétition qui finissent par détruire la confiance qu’on peut avoir envers une SSII. J’ai récemment entendu un freelance se plaindre de son intermediaire qui l’a payé avec 5 mois de retard ! Si un jour cette même société me solicite pour une mission je me rappelerai que je risque de devoir me battre pour mon dû, autant de galères que je souhaiterai éviter et qui feront que je n’irai pas bosser avec ce genre de boîtes ni les recommander à d’autres.

C’est impressionnant ce que peuvent être amenées à faire certaines SSII quand il s’agit de grapiller quelques euros (surêment dû au marché très concurrentiel du secteur), mais il me semble évident qu’en étant malhonnête avec les personnes qui vous ramènent de l’argent (salariés ou independants) certaines SSII perdront la confiance qu’on leur porte et mourront d’elles-mêmes.

Le modèle actuel des SSII a réussi à créer deux camps (les consultants contre les commerciaux) qui s’affrontent alors qu’ils devraient collaborer. Les mauvaises SSII contribuent à cultiver cette division au sein même de leur structure et généralement ce sont les même noms qu’on retrouve lorsqu’un freelance raconte une mauvaise expérience. Combien de temps ces boîtes aux méthodes limites pourront-elles tenir ?

PS : je ne dis pas que les mauvais consultants n’existent pas, mais je n’ai pas pu avoir le point de vu de commerciaux.

Cela fait maintenant 3 mois que je travaille en tant que développeur freelance, petit bilan de début d’activité :

Les plus : 

  • travailler à son propre compte est un réel plaisir, la vie de salarié ne me manque pas
  • je me sens plus impliqué et motivé dans mon travail
  • vivre l’aventure de la création d’entreprise est quelque chose que je suis content de vivre
  • cette sensation d’avoir la tête qui fourmille d’idées afin d’améliorer mon activité me plait beaucoup
  • financièrement les choses se passent bien

Les moins :

  • je ne suis pas fan de toute cette paperasse, mais alors vraiment pas
  • difficile d’avoir de la visibilité à long terme, je sais ce que je ferai jusqu’à la fin de l’été, et après ?
  • si on se retrouve en pleine crise informatique mon activité en prendra un coup, et financièrement les choses ne se passeront pas aussi bien que prévues
  • complémentaire santé, retraite, et autres cotisations … toutes ces petites choses qui diffèrent entre un salarié et un indépendant et sur lesquelles je dois encore me documenter
  • la fiscalité d’entreprise ?

C’est derniers jours j’ai eu pas mal de problèmes avec mon outil de travail principal : mon ordinateur portable. Ces problèmes devenant de plus en plus fréquents et moi de moins en moins patient, je me suis décidé à investir dans une nouvelle machine et par la même occasion j’en ai profiter pour passer à MAC OS X.

Jusqu’ici j’ai toujours fonctionné sous Windows mais les différents problèmes que j’ai pu avoir avec Vista (qui a un peu trop tendance à planter quand je me mets à développer) combinés aux problèmes matériels (notamment un clavier qui à tendance à ne plus répondre) m’ont décidé à passer à Mac.

Je me suis donc acheté un Mac Book (qui passe dans les frais de mon entreprise) et j’espère que la transition se fera sans douleur (on n’efface pas tant d’années Windows comme ça !).

Les premières impréssions sont très bonnes, le Mac Book est très esthétique, le clavier très confortable et la navigation dans l’OS plutôt bien pensée. J’espère que ces bonnes impressions se confirmeront une fois que j’aurai définitivement fait de ce Mac Book mon ordinateur principal.

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