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Le blog d’un ingénieur freelance JAVA-JEE

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 Attention les oreilles, si vous souhaitez vous mettre à votre compte vous êtes dans l’obligation d’écouter ce podcast spécial freelances !  Dans cette émission Antonio Goncalves, Mathilde Lemee et Nicolas Martignole, tous les trois freelances, témoignent de leur expérience en tant qu’indépendants. Vous verrez qu’il s’agit de trois profils différents que je vous recommande vivement de découvrir. Et comme il y a beaucoup de choses à dire il y a deux parties : Partie 1 et Partie 2 

Je viens de terminer l’écoute, j’ai pris des notes au fur et à mesure que je partage avec vous en vrac (c’est du live blogging en différé ;-) ) . Si vous ne comprenez pas toutes mes remarques c’est normal, vous comprendrez beaucoup mieux après avoir écouté l’émission ;-)

Partie 1 :

. Nicolas parle de plaisir d’aller au tribunal de commerce : ca me rappelle quand j’y suis allé et ressortir avec le K-Bis de la boîte que je venais de créer était quelque chose de fort, un peu comme le début officiel de l’aventure en tant qu’indépendant. Bon ok la boite fraichement créée avait les caisses vides, mais bon quand même ca fait plaisir !

. un peu comme Mathilde, ma compta me prend peu de temps vu que c’est ma comptable adorée qui fait tout pour moi.

. Nicolas a très bien expliqué un des interets d’être en société : on ne se verse pas de salaire fixe, on pioche en fonction de nos besoins.

.  Antonio l’a bien souligné, il ne faut pas oublier le temps de prospection, réseautage, la communication (séminaires, blog, …) qui se rajoute en plus du boulot effectif ainsi qu’à la paperasse administrative

.  Beaucoup de SSII connaissent mal l’informatique alors que c’est censé être leur principale expertise.

. En tant que freelances nous avons la même responsabilité que nos collègues salariés vis à vis du client final, pour ce dernier les choses sont transparentes.

. Antonio a l’air d’avoir eu un parcours assez atypique. :-)

. En tant qu’indépendants on se sent plus vulnérables d’où la nécessité d’être très assidus dans son boulot et surtout on ne néglige pas son autoformation ! En tant que salarié j’avais effectivement l’impression de me laisser un peu plus porter.

. Etre indépendant ce n’est pas être totalement libre car on n’a pas de patrons. En fait on a pire, on a des clients ! ;-)

. Antonio est passé indépendant car il ne voulait pas être chef de projet. C’est à contre-courant de la carrière de salarié qu’on nous vend, c’est donc normal d’être passé indépendant. :-)

. Mathilde s’est lancée en freelance en pleine crise : ceux qui se posent la question de savoir si le marché est bon ou pas ne se posent peut-être pas la bonne question.

. Bémol intéressant d’Antonio, on parle ici de freelances parisiens. Etre freelance en province n’est peut être pas aussi aisé.

Partie 2 : 

. Ca parle argent, ca parle facturation, ca donne des chiffres !

.  Le retour au statut de salarié est difficile à envisager lorsqu’on a gouté à l’indépendance, surtout lorsqu’on vient de se lancer.

. Un peu comme Nicolas lorsque je me suis lancé je me suis dit que je ne risquais finalement pas grand chose, au pire si ca prend pas je me trouverai un contrat salarié.

. Ah cet éternel soucis du référencement dans les grosses boites …

. Retour intéressant d’Antonio sur son expérience en Angleterre où le marché des freelances semble être beaucoup mieux structuré.

. Etre indépendant c’est pas juste gagner de l’argent et c’est facile, c’est aussi beaucoup d’investissement personnel.

. Nicolas a dit : si toi qui écoutes ce podcast tu comptes te lancer en indépendant que pour l’argent alors oublie tout de suite! Je valide.

. La remarque de Nicolas sur la mutuelle et la retraite me fait penser qu’il faudrait peut être que je me penche sur la question…

. Le terme SSII a effectivement une connotation négative aujourd’hui, c’est assez dommage pour des sociétés qui se veulent novatrices.

En tant que freelance, votre force sur le marché de la prestation vient des compétences que vous pouvez proposer aux entreprises. Pour cela vous devez pouvoir être rapidement à l’aise dans un environnement existant mais aussi apporter une plus value en vous montrant force de proposition pour améliorer les conditions de travail de votre client adoré ! Il est donc important de se former pour rester compétitif sur un marché en constante évolution.

Comment se former lorsqu’on est freelance ? 

1) S’auto-former

La solution la plus courante et la plus naturelle à mon sens. Faîtes de la veille régulièrement, gardez un oeil sur les technologies les plus en vogue et leur utilisation dans les entreprises et n’hésitez pas à mettre la main dans le cambouis lorsque vous n’êtes pas chez le client (surtout si vous êtes en intercontrat!). Et comme on est toujours plus efficace sur un projet concret, n’hésitez pas à créer un projet avec une réelle utilité finale, qui sait ce petit essai sur une nouvelle technologie peut peut-être se transformer en coup de maître très rentable ;-)

Je vous invite également à participer à différentes conférences et autres groupes afin d’échanger avec d’autres acteurs du marché et garder un oeil sur les dernières tendances, très instructif !

2) Se former sur les projets de votre client

L’endroit où vous passez le plus de temps lorsque vous êtes en régie c’est chez le client ! Si par exemple vous êtes amenés à travailler sur un projet de refonte mettant en œuvre une toute nouvelle technologie ou méthodologie de travail, saisissez cette opportunité ! Par la force des choses vous fournirez l’effort nécessaire à la bonne compréhension de ces nouveautés ce qui fera de vous un freelance à jour au niveau des compétences.

N’hésitez pas également à vous montrer force de proposition pour l’utilisation de telle ou telle technologie, ceci sera doublement apprécié si vos conseils s’avèrent efficaces ! Et oui, les clients aiment les gens efficaces (et sont prêts à payer le prix ! )

3) Les formations payantes

De nombreux centres proposent des formations sur de nouvelles technologies ou méthodes de travail (les méthodes agiles par exemple, …). Ces formations sont généralement destinées aux entreprises et représentent un certain coût parfois difficile à assumer pour un indépendant. Toutefois l’investissement peut s’avérer rentable si la formation est de qualité et qu’elle vous est profitable immédiatement !

Et vous, comment vous formez-vous ? Quels sont vos conseils (certifications, auto-formation, …) ?

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Si vous faites de la prestation en régie en passant par un intermédiaire on vous proposera surement une répartition 80/20. Lors de l’entretien chez la SSII, le chargé d’affaire (sic) vous tiendra à peu près ce langage :

Que vous me semblez beau ! Chez nous on applique la règle du 80/20 avec les freelances, c’est à dire que nous allons vous payer 80% de la facturation finale etc …

Votre intermédiaire va vous payer 80% de la facturation finale ? Hmmm … non, remettons les choses dans l’ordre.

Sachant que c’est vous qui allez travailler la semaine chez le client afin d’assurer le meilleur service possible, le meilleur raisonnement serait peut-être :

En tant que freelance j’applique la règle du 80/20 avec les SSII, c’est à dire que je vous charge de me trouver une mission et en échange je vous paye 20% de ma facturation finale.

Et si un jour la crise arrive et que votre intermédiaire vous demande de baisser votre tarif parce que “tu comprends en ce moment c’est pas facile” sachez qu’en fait il vous demande une augmentation, libre à vous alors d’accepter ou de refuser. ;-)

La vie est une question de point de vue, quel est le votre ?

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De plus en plus de prestataires en SSII sont intéressées par le fait de passer indépendants. Pourtant j’ai l’impression que beaucoup se cherchent des excuses pour ne pas franchir le pas. Quelques extraits avec mon avis (qui n’engage que moi)  :

“J’ai calculé et je gagnerai pas beaucoup plus en freelance”

Premièrement, gagner un peu plus c’est quand même gagner plus ce qui est tout de même bien (et surtout ce n’est pas moins qu’avant!). Ensuite je ne sais pas vraiment sur quelles bases les personnes ayant ce raisonnement font ce calcul sachant qu’une l’inconnu joue une grande part dans l’entrepreneuriat. Enfin je pense qu’il ne faut pas faire de l’argent la principale source de motivation pour se lancer sinon on risque de vivre les périodes d’intercontrat comme une période de gros stress. Se lancer avec pour première envie d’assumer sa carrière, ne plus être dépendant d’un patron ou d’un commercial qui n’est apte a juger de vos compétences, connaître l’aventure de la création d’une entreprise dans sa vie, tout cela vaut tout aussi cher que quelques centaines d’euros de plus ou de moins par mois.

“Avec tous les papiers qu’il faut gérer ca vaut pas le coup”

Effectivement il y a plus de papiers à tenir pour la vie de la société. Mais refuser de monter sa propre affaire à cause des papiers me parait être une fausse excuse parce que la quantité de paperasse est difficilement estimable a priori, mais aussi parce que c’est loin d’être insurmontable. Une fois qu’on est rentré dans le rythme on prend vite ses nouvelles habitudes, et passer à côté d’une telle aventure à cause de la peur de quelques papiers serai assez dommage.

“Au moins si je perds mon boulot je toucherai le chômage alors qu’en indep’ j’aurai rien”

En indépendant la règle (en régie) est simple : jour travaillé = jour facturé. Jour chômé non payé !  Donc effectivement en période d’intercontrat il n’y a pas d’argent qui rentre dans les caisses.

Mais rester dans une vie de salarié qui ne convient pas en anticipant un éventuel licenciement qui n’aura peut-être pas lieu dans le but de récupérer des cotisations chômage est-il un sacrifice qui en vaut la peine ? Pour ma part je préfère gagner plus par jour me permettant ainsi de prévoir un fond de caisse en cas de coup dur, une sorte de caisse chomage personnelle. Et avec tout ça le sentiment d’indépendance !

“Je le ferai dans 2 ans”

Pourquoi dans 2 ans (ou plus) ? Qu’est-ce qu’il va se passer dans 2 ans jour pour jour et qui rendrait évident le passage à l’indépendance ? Certes dans 2 ans on aura 2 années d’expérience en plus, mais si on passe en indépendant tout de suite on aura 2 ans plus tard la même expérience avec en plus une expérience de gestion de société. Do the maths …

“Je me lancerai quand j’aurai trouvé le montage fiscale me permettant de gagner le plus possible”

Là pour le coup j’ai un peu du mal. Je pense qu’il vaut mieux placer ses efforts à apporter une qualité de service élevée, gérer ses clients, se former, plutot qu’à tout prix vouloir donner le moins possible à l’Etat. De plus se lancer dans la défiscalisation offshore dès sa première création doit demander beaucoup d’efforts et mérite reflexion. Pour pouvoir savoir si on gagne vraiment plus ailleurs il faut pouvoir comparer avec ce qu’on gagnerait ici et donc comprendre le fonctionnement d’une société en France. Mettez les efforts là où ils le méritent (formation, prospection, …) ce sera déjà plus rentable. On pensera au Delaware lorsqu’on sera sur que notre affaire rapporte de l’argent ;-)

Et vous connaissez-vous d’autres excuses pour ne pas passer freelance ? Qu’en pensez-vous ?

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    De retour de vacances après une coupure qui a fait le plus grand bien. Une vraie coupure, aucun mail, aucun coup de fil, pas d’internet et pas de télé ! Et ça fait vraiment du bien, je vous conseille d’essayer !

    J’en profite dans un premier temps pour souhaiter une très bonne année 2009 à tous !

    A propos du marché informatique en 2009

    Cette année est placée sous le signe de la crise et il y a peu de chance que le secteur informatique soit épargné. Mais dans quelle mesure ? Difficile à dire, l’année ne fait que commencer donc en attendant je continue de voir le verre à moitié plein : des appels d’offres continuent à être émis, moins qu’en début d’année dernière certes, il est donc encore possible de se faire une place dans le monde des indépendants.

     A propos de mon activité

    L’objectif est de faire mieux que 2008, et vu le contexte économique c’est pas gagné ! Mais rien n’est impossible, donc les efforts continuent !

    L’envie est également présente de démarrer un nouveau projet qui, s’il aboutit, marquera une grande évolution dans mon activité. Ce projet est encore à l’étude, j’en reparlerai sur ce blog lorsque cela se précisera.

    A propos de ce blog 

    Le blog continue, toujours des articles sur la vie de freelance, sur le marché du travail et tout autre sujet touchant à l’indépendance sur le marché du travail.

    Mais l’air de rien tenir un blog demande du temps. Ma priorité restant bien évidemment mon activité professionnelle, le rythme de publication sur ce blog variera donc en fonction de ma quantité de travail. Si ce blog est trop délaissé, on pourra le faire évoluer en un blog collaboratif (pour se rapprocher de ce modèle) afin d’avoir plusieurs points de vue regroupés ici.

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    La règle ?

    On entend ici et là que la règle pour devenir freelance est de passer au moins 4 ou 5 ans en tant que salarié. C’est le temps qu’il faut à priori pour acquérir une bonne expérience afin qu’on vous considère comme un bon candidat à l’indépendance. D’autres parlerons d’au moins 10 ans car selon eux c’est la règle. La règle ? Mais au fait d’où vient cette règle ? Y’a t-il quelque part quelqu’un ou quelque chose qui a décidé à l’avance de votre parcours professionnel ?

    L’envie ! 

    Et bien non, rien n’a été décidé à l’avance et encore moins par des personnes qui vous connaissent à peine ! La seule personne qui sait réellement si vous êtes prêts à vous mettre à votre compte, c’est vous ! Cette transition doit être réfléchie en fonction de vos critères personnels et professionnels, pesez le pour et le contre, parlez en autour de vous, demandez conseils, mais finalement vous êtes la seule personne qui pourra décider de franchir le cap et le faire. Seules votre envie et votre motivation pourront faire la différence.

    You against yourself

    Paradoxalement c’est également vous-même qui allez vous chercher toutes les raisons pour ne pas le faire. C’est trop tôt, le marché n’est pas bon, trop de paperasses, je le ferai dans un an (même si je l’ai déjà dit l’année dernière ça) … bref toutes les excuses y passeront, toutes ces craintes étant alimentées par des personnes qui vous conseillent de ne pas le faire (et qui d’ailleurs ne l’ont souvent pas fait non plus !). Ce serait tellement bien de se lancer en ayant toutes les garanties pour que cela fonctionne non ? Malheureusement cette part d’incertitude doit être acceptée lorsqu’on monte sa structure, et il va apprendre à vivre avec.

    Essayez !

    Si les entreprises sont prêtes à accepter votre niveau de compétences au tarif que vous leur avez indiqué alors c’est plutôt bon signe. Mais tant que vous n’aurez pas entamé ces démarches de prospection vous ne saurez pas si vous pourrez vous faire une place ou non. Vous voulez changer de job et vous mettre à votre compte mais vous ne savez pas si votre profil intéresse ? Faîtes le test, mettez votre CV en ligne en précisant que vous êtes indépendant, rencontrez les SSII porteuses ou cabinets de placements, et si tout se passe bien vous rencontrerez le client final pour votre premier contrat ! Vous l’aurez compris, la meilleure façon d’être fixé sur l’état du marché c’est d’essayer !

    Finalement, quand faut-il se mettre à son compte ? La réponse est simple : quand vous vous sentirez prêts ! Quand vous estimerez que vous avez suffisamment de compétences, de caractère, de motivation pour vous mettre à votre compte. Les conseils des autres sont parfois utiles mais la décision finale vous revient, voyez si les règles du jeu qu’on vous propose vous conviennent, si ce n’est pas le cas alors commencez à envisager vos propres règles en discutant avec vous-même ;-)

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