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Le blog d’un ingénieur freelance JAVA-JEE

Cela fait maintenant 3 mois que je travaille en tant que développeur freelance, petit bilan de début d’activité :

Les plus : 

  • travailler à son propre compte est un réel plaisir, la vie de salarié ne me manque pas
  • je me sens plus impliqué et motivé dans mon travail
  • vivre l’aventure de la création d’entreprise est quelque chose que je suis content de vivre
  • cette sensation d’avoir la tête qui fourmille d’idées afin d’améliorer mon activité me plait beaucoup
  • financièrement les choses se passent bien

Les moins :

  • je ne suis pas fan de toute cette paperasse, mais alors vraiment pas
  • difficile d’avoir de la visibilité à long terme, je sais ce que je ferai jusqu’à la fin de l’été, et après ?
  • si on se retrouve en pleine crise informatique mon activité en prendra un coup, et financièrement les choses ne se passeront pas aussi bien que prévues
  • complémentaire santé, retraite, et autres cotisations … toutes ces petites choses qui diffèrent entre un salarié et un indépendant et sur lesquelles je dois encore me documenter
  • la fiscalité d’entreprise ?
  • Au pays des indépendants : cet article nous donne un aperçu de la vie d’entrepreneur au Canada et ça a l’air beaucoup plus simple qu’en France (difficile de faire plus compliqué de toute façon). Si un freelance canadien passe par ici je suis preneur de son témoignage !

Dans l’ensemble du Canada, pour les travailleurs autonomes, il n’y a pas d’assurance emploi, donc pas d’Assédic, d’Urssaf ni d’Unedic. En pratique, ces charges sont perçues à même l’impôt une fois par an, « mais seulement sur la base du profit que vous avez fait ! » En clair, si vous faites un profit nul ou très faible, vous ne paierez que les charges sociales minimales, soit moins de 1 000 $ CAN

  •  Le recrutement ludique a le vent en poupe dans les SSII : fini le traditionnel recrutement qui consistait à recevoir un candidat dans son bureau pour mieux le cuisiner ? Il semblerait que les SSII redoublent d’imagination afin d’attirer l’attention des candidats sur le marché.

Une régate virtuelle pour Sopra, une soirée poker pour Datavance… Tout est permis pour attirer des candidats et soigner son image.

  •  GFI Informatique : le recrutement, à la sauce salsa : on reste dans le ludique avec cette fois-ci de la danse salsa après l’entretien ! Le moins qu’on puisse dire c’est qu’à défaut d’être une méthode de recrutement efficace cela aura permis de faire de la pub à GFI (c’était peut-être cela le principal objectif d’ailleurs).

Le jour J, les candidats ont deux fois sept minutes pour convaincre une chargée de recrutement et un responsable commercial ou technique. Et après une séance d’échanges et de discussion avec les collaborateurs de GFI Informatique, ils peuvent s’initier à la salsa avec un danseur professionnel. Après tirage au sort, deux gagnants remportent un laissez-passer pour le festival de salsa de Nantes.

  •  Au coeur du recrutement d’Altran : je ne connais Alten que de réputation (mauvaise réputation à vrai dire). Cet article nous propose de vivre de l’intérieur une opération séduction de candidats organisée par la SSII.

Altran table sur 2.400 embauches cette année en France (et 5.000 en Europe), ce qui en fait l’un des premiers recruteurs de cadres de l’Hexagone. Parmi eux, on compte environ 85 % d’ingénieurs ou de scientifiques, et 40 % de débutants. « Les projets sur lesquels nous intervenons sont de plus en plus complexes, explique Pascal Brier, le directeur général adjoint. C’est pourquoi nous avons accru la part de recrues expérimentées. » Et la concurrence est rude pour attirer ces profils.

le préjugé que connait l’informatique aujourd’hui ait été alimenté en fausse croyance, par le temps. En effet, le domaine n’a jamais été aussi relié et impliqué dans les communications qu’il ne l’est actuellement. L’image de l’intellectuel antisocial derrière son bureau semble bel et bien dépassée. «Tu dois parler à ton client, comprendre ce qu’il veut réellement, faire des recherches auprès de personnes ressources et même présenter des conférences. Une personne qui désire rester braquée derrière son écran ne peut malheureusement pas s’épanouir complètement en informatique, aujourd’hui »

  • A la découverte de l’Inde High Tech :  dossier intéressant sur l’évolution technologie de ce futur géant mondial. La légende de l’informaticien indien qui menace les emplois européens va-t-elle se réaliser ? Je pense pas qu’on en arrive à ce point là, mais une chose est sure : il va falloir compter sur l’Inde dans les années à venir. Et si vous voulez des informations sur le boulot en Inde je vous invite à lire le témoignage de cette française travaillant en inde, très intéressant !

Des remarques récurrentes me sont faites depuis que je suis passé développeur freelance et je constate qu’il y a un certain nombre d’idées reçues qui rôdent autour de mon nouveau statuts. Voici mon avis sur certains points :

  • Le freelance n’a pas de comptes à rendre : être indépendant c’est être son propre patron, on peut alors penser qu’on est totalement libre de faire ce qu’on veut. Même si ce n’est pas totalement faux, j’ai tendance à dire que j’ai pire qu’un patron : j’ai un client ! Cela impose donc une plus grande rigueur, car on ne gère pas ses relations avec un client de la même manière qu’avec son patron !
  • Le freelance est riche : quand on annonce qu’on a créé sa boite beaucoup ont tendance à croire que l’argent coule à flot. Effectivement un indépendant peut être amené à gagner plus d’argent qu’en étant salarié mais seulement s’il arrive à travailler tout le temps ! Donc même si on augmente ses revenus mensuels rien ne garantit que ces revenus seront constants jusqu’à la fin de nos jours.
  • Le freelance sait tout : un indépendant n’a pas pour vocation à être une encyclopédie vivante surtout dans le monde des nouvelles technologies qui bouge énormément. L’objectif n’est pas de tout savoir mais de pouvoir s’adapter le plus rapidement possible et rappelons le : il n’y a aucune honte à ne pas savoir quelque chose, même pour un freelance !
  • Le freelance est solitaire : l’indépendant travaille à son compte et comme il est seul il ne sait pas travailler en équipe ? C’est faux !  Le profil du freelance est loin du cliché de l’informaticien autiste qui bosse dans son coin. Pour ma part j’ai intégré une équipe de développement en régie chez mon client et je préfère largement travailler en équipe que seul.
  • Le freelance est instable : c’est une remarque que j’ai pu entendre lorsque je passais mes entretiens, certains considèrent qu’il est trop risqué de travailler avec des indépendants car il suffirait qu’ils reçoivent une proposition de mission avec un meilleur tarif pour qu’ils les laisse tomber. Je ne dis pas que ce genre de pratique n’existe pas mais pour ma part, même si je continue à être sollicité par d’autres sociétés, je trouve qu’il est important par principe d’aller jusqu’au bout de la mission que m’a confié mon client actuel.

Lorsque j’ai commencé à rechercher ma première mission de développeur JAVA/J2EE freelance je faisais particulièrement attention aux points suivants :

  • le contexte : je privilégie les missions qui me permettront de valoriser mes compétences pour mes futures missions. Pour cela je prends en compte aussi bien l’environnement technique que fonctionnel.
  • la durée : j’ai décidé de privilégier les missions longues durées que j’estime être les plus intéressantes parce qu’elles représentent une forme de sécurité mais aussi parce que c’est ce genre de missions qui peut offrir la possibilité de voir plusieurs aspects d’un projet (étude, conception, développement, etc)
  • le lieu : pas de mission à plus d’une heure de chez moi. Je ne fais pas de caprice, mais ça demande déjà beaucoup d’efforts pour s’investir dans un projet et je ne me voyais pas perdre du temps dans les transports.
  • la facturation : je ne voulais pas être embauché en dessous des prix appliqués sur le marché. Le fait d’avoir passé pas mal d’entretiens et discuté avec d’autres collègues indépendants m’a permis de me fixer des objectifs de facturation afin de connaître la valeur d’un profil comme le mien.

Evidemment il faut s’accorder une certaine souplesse par rapport à ces critères. Par exemple dans le cas d’une mission très riche techniquement et fonctionnellement mais une facturation en dessous de vos espérances je pense que cela vaut le coup de faire un effort pour mieux rebondir par la suite.

Autre exemple, je connais des freelances qui préfèrent enchainer les missions de courte durée (qui ont aussi leurs avantages). Moi même je n’exclus pas le fait de travailler de cette façon à l’avenir.

Et vous quels sont vos critères pour le choix de votre mission ?

Mon passage de salarié à travailleur indépendant me réserve parfois quelques surprises. Preuve en est cette réflexion que j’ai eue aujourd’hui :

J’espère que les jours fériés ne tomberont pas en semaine cette année !

C’est normal docteur ? Est-ce que je suis devenu un accroc au boulot ?  Ça va me passer ?

Jour férié

 PS : pour info cette année seule la Toussaint (1er Novembre) tombe un samedi !

Dans Le Monde Informatique on peut lire que 40 000 recrutements sont prévus dans l’informatique en 2008 ce qui constituerait un record et confirmerait la bonne santé du secteur.

Malgré cela les entreprises semblent avoir des difficultés à trouver des candidats :

le nombre des candidatures reçu par offre a sévèrement chuté en quatre ans, surtout dans la filière Informatique : il est passé de 51 candidatures pour une offre au second trimestre 2004 à 19 candidatures pour une offre, au deuxième trimestre 2007. La part des recrutements jugés très difficiles dans la filière a donc sensiblement augmenté pour atteindre les 70% !

Avis aux entreprises qui ont du mal à démarrer leurs projets parce qu’elles manquent de ressources, pensez aux freelances ! ;-)

N’hésitez pas à me contacter, je suis en contact avec quelques camarades indépendants qui peuvent répondre à vos besoins et je me ferai un plaisir de transmettre le message !